LA MORT EN FARCE
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Leo Carleroy signe ici une fresque grinçante, entre farce et tragédie, où la mort n’est jamais solennelle mais toujours burlesque, tapageuse, obscène. Trois variations d’un humour noir et jubilatoire sous signe de la Camarde.
Dans La Cote 126, les héros d’une sale guerre se perdent pour une gloire factice.
Hypocondrie retrace la déchéance d’un jouisseur dont la vie de nanti tourne au cauchemar à la suite à l’apparition d’un petit bouton mal placé.
Dans Extrême-onction, Cannibale, croque-mort bavard et philosophe, chante la vie en contemplant la mort. Sa verve macabre et son cynisme jovial entraînent une bande de piliers de bar dans une veillée funèbre dévoyée par la lubricité des vivants.
« On va leur régler leur sort, leur apprendre de quel bois nous faisons les cercueils, nous, les patriotes. On est des costauds, de vrais hommes, des durs de durs pour la der de der. Redressez-vous ! Faut du mordant, pour occire ! La guerre, c’est pas de la blague ! Les enfoirés, ceux qu’ont la trouille vrillée dans les entrailles, j’en veux pas ici ! Veux pas les voir ! Au Douzième, on est des braves. On tient l’alcool, putain ! On tombe les gonzesses ! Et la peur, on sait pas qu’elle existe ! Mes gars sont les meilleurs ! C’est de tradition ! Si quelqu’un veut ouvrir sa griotte, exprimer un point de vue, qu’il le fasse ! Hic et nunc ! Celui que j’aurais dans le nez, par malchance, qu’il fasse gaffe à ses abattis ! Évitez les hypothèses ! Évitez les conjectures ! Suivez bien mes consignes. Qui c’est, votre mentor ? Moi ! Le juteux-chef Bordalou, vingt ans d’active, mes poussins ! Et je suis toujours là, après avoir crapahuté partout, merde ousque ça saigne ! Mes médailles, bordel de merde, je les ai pas volées ! On est là pour mourir en braves, mes canetons, pour nous extirper de cette putain de cuvette, mes branlotins ! Vaincre ou mourir ! Voilà le deal… »
Nous nous sommes connus à l’adolescence. Nous étions moniteurs dans un camp de vacances pour jeunes. On a fait nos études collégiales et puis, la vie nous a dirigé chacun vers d’autres horizons. Et voilà qu’un jour, ce vieux copain se présente à moi, par (…)
Bonjour Prêtresse, je pensais à tout ce que l’on voit à la télé en ce moment… C’est copieux et inquiétant !… Guerre atroce, des familles sortant des ruines d’un bombardement, blessées les enfants terrorisés et affamés !
Cela parle d’une jeune fille qui est amoureuse en secret d’un jeune homme du prénom de Hyppolite. Celui-ci ignore l’existence de Célia . Puis un jour, elle prend son courage à deux mains pour aller le voir et lui déclarer sa flamme, quand, tout à coup, (…)