1745 : 30 ans après la disparition inexpliquée d’une jeune mariée, le jour de ses noces, un vicomte imprudent exhume le secret de la disparition de Lucie qui aurait pu lui coûter la vie.
Sud-ouest de la Drôme. On se rapprochait de Saint-Paul-Trois-Châteaux entre Pierrelatte et Grignan. Nous sommes en 1745, l’été. Le ciel est bleu, le soleil brille. Un corbeau traverse le ciel. Il se dirige vers un bois de tilleuls et se pose sur une branche. Son croassement déchire le ciel.
Il reprend son envol. Une abeille enjouée se pose délicatement sur une pâquerette.
Un groupe de six jeunes aristocrates faisait une excursion à cheval dans ce bois. Le groupe traversa une clairière. Ils aperçurent sur la gauche, un château et s’arrêtèrent.
Rémi de Rabastein s’exclama :
– Tiens, un château à proximité, nous pourrions y faire une pause pour déjeuner ?!
Son ami François exprima son accord.
– J’ai une faim de loup, allons-y !
Roland de Saint Simon répliqua que c’est une bonne idée. Il regarda les autres membres du groupe et attendit leur accord. Seule Eloïse, la fiancée de Rémi, émit une réserve et préféra manger dehors au grand air. Guillaume lui rétorqua qu’ils avaient déjà pique-niquer à trois reprises, la semaine dernière ! Roland confirma et pensa que ce château sera certainement intéressant à visiter. Il était d’une taille honorable !
Perché sur un coteaux rocheux, le château de Montségur-sur-Lauzon, remonta au Moyen-âge et se dressait au milieu de plusieurs kilomètres de verdure.
Eloïse élevant la voix dit :
– qui vous dit que les occupants de ce château accepteront de nous le faire visiter ?
– J’ai entendu dire qu’il n’était plus occupé et que seul un gardien et sa famille occupent les communs, précisa Roland.
Guillaume insista :
– Allons Eloïse, vous verrez, ça nous changera un peu.
– Bien, allons vers ce château, puisque tout le monde ici meure d’envie d’y aller, dit Eloïse comme résignée.
Rémi tenta d’encourager sa fiancée à profiter de cette excursion plutôt qu’à se lamenter.