L’Incertain
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Jérôme vit, s’interroge et va faire une étrange rencontre.
Il y a une luminosité rose.
Je n’ai pas de notion de temps au littoral. Les étendues bleues sont mon bonheur, ma vie, ma luminescence. Mon chez-moi, mon ventre maternel.
Comme résidence, mon appartement face à ma bien-aimée.
Le soleil couchant, rougeoyant, parfois une fine pluie ou la furie des tempêtes, les vagues bondissantes, la houle, les roulis, les coups de tonnerre.
Les chalutiers restent alors au port et les touristes dans les hôtels.
J’aime ce vide total, cet abandon des ressources faisant place à l’émotion pure.
Les éléments naturels me sauvent d’un mal-être que j’ai dû mal à préciser mais où que je sois, là où soit la mer, il est en moi, toujours.
Mille traits de vie sur la surface de l’ombre, jamais de déceptions. Si un objet trouble l’eau, traîne dans une clairière ou dans une ville, il est l’œuvre de l’homme et non celle de la pluie, du soleil, des étendues vertes et roses.
Ton pas claque sur les dalles qui mènent au port ; à peine refroidies, remises d’une journée éprouvante.
Je ne sais pourquoi, j’avais envie d’écrire la mémoire d’une paire de chaussette. Cela faisait rire mon entourage. Pourtant, un matin, une paire de chaussette en pur coton a bien voulu se confier un peu. Elle m’a autorisé à vous rapporter ces propos.
J’entendis des crissements de pneus, des cris de passants. Je sentis ma cage thoracique se faire broyer par la voiture et je vis ma main baignée dans le sang. J’avais envie de vomir et souffrais infiniment. Mes yeux se fermèrent ... Je me (…)