— Bonjour Yves, tu me sembles bien chagriné, est-ce important ?
— Bonjour Prêtresse, chagriné, non ; j’étais plongé dans les pensées de tout ce que tu me dis, alors maintenant je comprends que vivre au quotidien
Bonjour Prêtresse, chagriné, non ; j’étais plongé dans les pensées de tout ce que tu me dis, alors maintenant je comprends que vivre au quotidien on est tellement occupé à ce que nous devons faire, que l’on vit sans réaliser qu’il y a beaucoup plus que cette vie machinale et que l’on ne s’en rend même pas compte ; cette réalité me déconcerte... et oui ça me chagrine peut-être ! Sans en avoir parlé avec toi, je n’aurais jamais rien su, même si ce n’est que de l’information et non de l’enseignement !
OH ! Yves, mais c’est du sérieux ! J’ai connu moi aussi en son temps ce malaise... et rien pour le soulager, j’ai dû faire par la débrouille. Heureusement je côtoyais des vieux baroudeurs grâce aux « soirées veillées » chez mes grands-parents, ma curiosité me faisait tendre "l’oreille"... je glanais dans leurs conversations des indices en représentations utiles à mon imaginaire pour un élargissement d’esprit... C’est justement « ce beaucoup plus que cette vie machinale que l’on mène », dont, toi aussi tu réalises la vérité et c’est bien comme une sorte de malaise ressenti... une sorte de frustration de ne pas savoir tout et pourquoi que l’on vit de cette façon à l’aveuglette !
Utilisons ma débrouille…
Alors doucement, analysons. Tu constates, tu penses, tu réfléchis, tes idées te font prendre conscience que tu vis d’une façon machinale, alors que tu as connaissance par nos conversations, qu’il y a plus nobles au-dessus du quotidien et que l’on n’en tient pas compte dans la vie courante ;