Premier Avril. Partout autour de la planète, tous les avions en vol à plus de 30000 pieds, ne peuvent plus descendre et se poser… Même quand ils sont à court de carburant !
Les satellites disparaissent ! On n’a plus de nouvelles de la Station Spatiale Internationale…
Mais ce n’est pas tout ! Les mers et les océans se sont retirés loin des côtes. Certes il y a encore des marées, mais les nouvelles marées hautes sont plus basses que les marées basses d’avant ! Les ports n’ont plus d’eau, les bateaux ne peuvent plus sortir ou accoster !
Et ça dure ! Affolement général, bien sûr !
Pourquoi ? Jusqu’à quand ? Que faire ?
Car tout ça n’est malheureusement pas un poisson d’Avril…
Comme à son habitude, Antoine Dufour, soixante-dix-huit ans, s’était levé à 8 heures. Il fit un brin de toilette puis, comme tous les matins, il descendit prendre son petit déjeuner avec son épouse Denise.
A 9 heures, il était à son bureau, assis devant son PC portable, prêt à commencer sa journée d’écriture, celle d’un tout nouveau roman, pour lequel il n’avait pas même encore la moindre intrigue de départ, ce qui le rendait soucieux. Ah l’angoisse de la page blanche !
Antoine aurait pu être en retraite depuis longtemps, mais étant un écrivain de renom, l’idée de poser sa plume pour de bon ne lui avait jamais effleuré l’esprit.