Les noms des mois de l’année, des signes du zodiaque et des saisons ont tous une histoire... La nature change au fil des mois, l’élevage et les cultures sont liés aux saisons. Découvrez tout cela dans ce livre illustré, traduction adaptée d’une partie de l’ouvrage « Days, months and seasons of the year, explained to the little people of England », de Maria Jacob, publié en Angleterre, en 1853.
Origine des mois de l’année
Initialement lunaire, le calendrier étrusque - nom du peuple présent dans le nord de l’Italie dès le XVème avant J.-C. -, comprenait 10 mois. L’année commençait à l’équinoxe de printemps avec le mois de Primus. Lorsque le mois de décembre s’était écoulé, on ajoutait des jours sans nommer les mois jusqu’à la Nouvelle Lune d’équinoxe de printemps.
“Ab urbe condita”, le premier calendrier romain dit romuléen - car attribué à Romulus - comptait également 10 mois. Il commençait en mars - martius - et finissait en décembre - december -.
Vers 700 avant J.-C., le décalage entre le calendrier et les saisons amena le roi romain Numa Pompilius à devoir ajouter au calendrier, les mois de Januarius et Februarius. Le calendrier romain compta alors 355 jours, répartis en 12 mois inégaux. Vers 450 avant J.-C., pour combler le déficit par rapport à l’année solaire, on intercala tous les 2 ans, 22 ou 23 jours supplémentaires entre le 23 et le 24 février. On arrivait ainsi à une durée moyenne de l’année de 366,25 jours.
Au IIème siècle avant J.-C., le début de l’année fut déplacé de mars à janvier,
faire coïncider l’année civile avec le mandat des consuls.
En 46 avant J.-C., Jules César réforma ce calendrier avec l’aide de l’astronome
Sosigène d’Alexandrie. Jules César introduisit un cycle de 4 ans, au cours duquel les trois premières années contiendraient 365 jours, et la quatrième 366 jours ; le jour supplémentaire fut ajouté au mois de février.
La durée de l’année julienne - 365,25 jours - surpassant celle de l’année tropique - 365,2422 jours - d’un peu plus de onze minutes, le calendrier julien a lentement dérivé de 3 jours en 4 siècles par rapport aux saisons… Cela fut corrigé, plus tard, par la suppression de trois années bissextiles en quatre siècles : seules les années séculaires dont le millésime est divisible par 400 restent bissextiles - la dernière étant l’an 2000 -.