Sous Louis XIV, la diplomatie devient un instrument de puissance. L’ambassadeur incarne l’Etat, porteur d’un savoir-faire, d’un langage codifié, et d’un prestige national.
Au coeur du XVIIIe siècle, alors que l’Europe est secouée par des guerres de religion, des ambitions dynastiques et des rivalités territoriales, un lieu émerge comme le centre névralgique du pouvoir et de la négociation : Versailles.
Plus qu’un palais, plus qu’un symbole de la monarchie absolue. Versailles devient sous le règne de Louis XIV le théâtre d’une révolution silencieuse : celle de la diplomatie moderne.
Le pouvoir mis en scène
Lorsque Louis XIV décidede fixer la cour à Versailles en 1682, il ne cherche pas seulement à s’éloigner des troubles parisiens. Il entend surtout centraliser le pouvoir, domestiquer
la noblesse et imposer une nouvelle grammaire du pouvoir monarchique. Le château devient un outil politique, un espace où chaque geste, chaque regard, chaque silence est porteur de sens. Dans cette chorégraphe millimétrée, les ambassadeurs étrangers ne sont pas de simples visiteurs : ils sont des acteurs d’un théâtre diplomatique où la France joue le premier rôle.