Chemin d’os
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Une bande d’amis tente une randonnée en pleine forêt montagneuse. Leur engouement est rapidement troublé lorsqu’ils découvrent des tombes fraîchement creusées dans la terre. L’effroi grandit quand la mort commence à les frapper. Ils comprennent assez tôt que les pierres tombales les concernent directement. Toutefois, le nombre de fosses laisse entendre qu’une seule personne survivra.
– Personne ne s’en tirera vivant. Vous avez ma parole. Ils ne vont pas comprendre ce qui va leur arriver. Le temps qu’ils s’en aperçoivent, il sera déjà trop tard. Euh oui ! J’ai déjà creusé les tombes avec toutes les précautions d’un fossoyeur d’exception. Je dois avouer que ce nouveau talent me plaît.
L’homme tenait son smartphone entre son oreille et son épaule. Sa voix était comme écrasée dans sa gorge et rouillée. Il souriait parfois dévoilant ainsi une rangée de crocs difformes. Les uns penchés sur les autres ou jouant au bras de fer dans des positions les plus incommodantes. Un accident dentaire. Un professionnel dirait un cataclysme de caries. Une bouche infecte. Le lieu parfait pour héberger les microbes les plus dangereux. On lisait sur les plaques jaunes qui recouvraient ses ivoires tous les paquets de cigarettes qu’il avait grillés au cours de son existence. Ses doigts boursouflés étaient couverts de cicatrices en tout genre. De la plus délicate à la plus affreuse. Il grattait sa barbe de trois jours en partie grisonnante. Ses ongles contenaient un amas bizarre de couleur sombre et avaient la taille d’une phalange.
Un stylo dans la main, il dessinait d’étranges signes sur une grande feuille. Celle-ci était éclairée par une lampe de bureau. Dans un mouvement un peu brusque, son coude détourna la chandelle. Il dut se servir de ses doigts libres pour réajuster le faisceau lumineux. Le papier qu’il toisait n’avait rien d’une facture impayée ou d’une convocation à la police. Elle était large et mesurait près d’un mètre carré. L’objet occupait la totalité de son support de travail précaire qui tanguait à chaque vibration de l’air. Le paysage que l’esquisse représentait paraissait compact. Un cafouillis qui ne permettait de distinguer aucune forme. La chose était loin d’être un tableau peint dans une folie délirante que seule l’inspiration pure ou la drogue provoque. Point d’immeuble ou de schémas comme l’on en rencontre au quotidien dans les grandes villes et même les campagnes les plus reculées. Il n’y avait pas de structure géométrique à proprement. Juste un gros bazar. Une confusion découpée par endroit de lignes sinueuses, tordues, incertaines. La plupart des voies disparaissait en plein milieu de la carte. Les autres éclataient et se multipliaient telles les zébrures d’un éclair avant l’orage.
Qu’est-il arrivé à Manon ? Avant les vacances de Pâques, c’était une fille plutôt jolie pour ses dix ans, on la surnommait même princesse boucles d’or, à cause de ses beaux cheveux blonds.
1228. Empire bulgare. L’ost du comte d’Egra en route pour la Terre sainte est massacré sur les rives du Danube, les dépouilles des chevaliers croisés empilées dans un immonde monticule de chair et d’os. Pourquoi cette mise en scène ?
La peur !!! Invisible compagne , qui nous tenaille réduit nos mouvements et nous tétanise. cette peur vissée au fond de l’âme, dont on ne se départi pas ! Chevillée au corps ! c’est avec elle qu’elles doivent avancer. c’est aussi a cause d’elle qu’elles (…)
24 mai 2024, par Vivian
Il m’a fallu arriver au bout du livre pour finalement comprendre son titre. Je me suis beaucoup amusé en vous lisant (mis à part les scènes morbides qui m’ont un peu effrayé). C’est avec impatience que j’attends le prochain.
^ 5 juin 2024, par Al. O’WOLF
Merci Vivian.
C’est avec une profonde joie que j’accueille les commentaires d’un lecteur qui apprécie particulièrement mes histoires.
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21 janvier 2024, par André Girard
Le résumé du livre est d’abord ce qui m’a attiré. En lisant le contenu, je me suis aperçu que l’intrigue est tout aussi saisissante. J’ai essayé de trouver le coupable avant l’épilogue. En vain. Cependant, j’ai relevé quelques fautes qui m’ont énormément dérangé. J’espère qu’une relecture sera effectuée.
^ 7 février 2024, par Al. O’WOLF
Bonjour André et merci pour votre précieux commentaire. Rassurez-vous, le livre vient d’être actualisé et la plus part des fautes ont été épurées.
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31 décembre 2023, par Al. O’WOLF
Chers lecteurs,
Je tiens à vous remercier pour vos commentaires et nombreuses remarques que vous envoyez sur mon mail privé. Merci pour votre soutien indéfectible. Je vous invite à lire cet Opus "Chemin d’os" qui est le dernier de cette année.
Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures !
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