Ainsi de suite....

Luc Pierry-Attal

📄 198 pages A4 🗓️ Publié le 8 septembre 2026
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Thème : Littérature 📖 Rentrée littéraire 2026

La quatrième de couverture

La vie quotidienne d’un jeune homme d’une trentaine d’années dans le Paris des années 80, « ses amis, ses amours, ses emmerdes », sa prétention à changer le monde par l’écriture, sa vie minuscule mise en parallèle avec les événements marquants de cette époque : la fuite en avant libérale de Reagan et Thatcher, le SIDA, l’arrivée de Mitterrand au pouvoir, l’informatique grand public,... après les utopies des années 70, les désillusions des années 80.

La première page

Le 10 mai 1981, 13 098 000 électeurs, soit 51,70% du corps électoral, élurent un nouveau Président de la République. A l’instant même où le visage du nouveau président apparut sur l’écran de télévision, Paul Bertaud décida de devenir écrivain.
Paul Bertaud est né le 17 juin 1954, à Paris, dans le XIVème arrondissement, à l’hôpital Broussais, dans une de ces immenses salles d’hôpital où les femmes accouchaient à la chaîne les enfants du baby-boom.
Le lendemain, Pierre-Mendes France devint Président du Conseil. Il le restera jusqu’au 6 février 1955, mettra fin à la guerre d’Indochine, mais restera impuissant à résoudre la guerre d’Algérie et à réformer les institutions obsolètes de la IVème République. Il faudra attendre le général de Gaulle pour cela. Paul aura alors 4 ans et ne se souviendra pas de ces quatre premières années passées dans un deux pièces cuisine, sans salle de bain, situé au 4ème étage du 18, rue de la Roquette à Paris, dans le XIème arrondissement.
Pourtant il s’en était passé des choses en quatre ans, dans la grande histoire de l’humanité et la petite histoire de Paul. Un frère était né, Lucien, et ses parents s’étaient séparés, ce qui était rare et mal vu à cette époque. Le divorce par consentement mutuel n’existait pas, il fallait un coupable et une victime. Sa mère accepta le rôle de coupable pour en finir au plus vite, alors que bien sûr le seul coupable était son mari, jeune, beau, buveur, irresponsable, et plus fidèle en amitié qu’en amour. Un jour il descendit la poubelle, elle ne remonta jamais. Ils se séparèrent, il ne paya pas de pension alimentaire et ne vint voir ses enfants que très rarement, deux ou trois fois dans les souvenirs de l’enfant. C’était comme ça à cette époque, que d’aucuns, bien des années plus tard, confondant la nostalgie de leur jeunesse perdue et la réalité historique, voudront faire passer pour les années de l’âge d’or des trente glorieuses. Rappelons, pour les nostalgiques du « C’était mieux avant », que la contraception n’existait pas, que l’avortement était illégal, les femmes pauvres allaient se faire charcuter dans des chambres d’hôtel sordides par des faiseuses d’ange sordides, mais nécessaires pour pallier l’hypocrisie de la société. La mortalité infantile était de 40,80‰ (elle était de 151‰ en 1901, et 3,7‰ en 2016), le cancer synonyme de mort rapide et douloureuse, l’espérance de vie de 65 ans pour les hommes et de 71 ans pour les femmes (En 2017, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 ans pour les femmes), et la retraite se prenait à 65 ans, du moins pour les survivants. Des gamins mouraient de la maladie bleue et d’autres, atteints de poliomyélite, survivaient, mais se promenaient dans les rues de Paris grâce à un harnachement métallique bruyant. Je ferai l’impasse sur le sort sanitaire des ouvriers s’abrutissant dans les mines de charbon du Nord-Pas de Calais ou les usines sidérurgiques de Lorraine.
Revenons à notre récit. Paul et son frère eurent la chance que Gérard devînt amoureux de leur mère. Ils formèrent un couple improbable : elle était catholique, il était juif séfarade ; elle avait vingt-cinq ans, il en avait vingt ; elle était divorcée et mère de deux enfants, lui célibataire. Bref, ce couple bravait toutes les conventions sociales de la France d’après-guerre. Si l’on en croit certaines théories sociologiques, ce couple ne devait pas exister, du moins pas durer, car bravant les lois « d’homogamie sociale », désignant le fait de rechercher un conjoint dans le même groupe social, religieux, culturel, ethnique, la même classe d’âge que le sien.

Biographie de Luc Pierry-Attal

J’ai 72 ans. De 1972 à 1976 , j’ai été employé intérimaire dans de nombreuses entreprises pour vivre et continuer mes études de psychologie ; de 1976 à 1985, infirmier psychiatrique ; de 1985 à 1995, conseiller d’orientation ; de 1995 à 2017 personnel de direction d’établissement scolaire...

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