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Thème :
Fantastique
La quatrième de couverture
Un cheval en manteau
"Un cheval en manteau" est cette réponse peu courtoise qu’un Russe formule à la question "qui es-tu ?". Cet assemblage de quatre mots recèle une vulgarité sans bornes au points que les gens de bonne société s’interdiront toujours de l’employer. Une vulgarité étrange pour nos oreilles d’occidentaux. Quoi de plus naturel qu’un cheval en manteau dans un Empire où la température plonge en-dessous de zéro la moitié de l’année. C’est oublier que l’Etrange est le véritable souverain de ce pays, bien plus que le froid ou les tyrans du moment. Là-bas, cette mauvaise herbe est de tous les esprits. Ce roman suit à pas à pas un homme dans son périple de l’Etrange. Depuis cette ville métaphysique, Saint-Pétersbourg, jusqu’au village de toutes les prétentions. Ces prétentions, des petits comme des grands, l’auteur s’amuse à les regarder s’embourber dans ce cloaque de la taille d’un continent. Elles tournent au ridicule, parfois au désastre pour qui voudrait les examiner avec les yeux de la raison. Elles ont peut-être un sens pour ces hommes qui s’y sacrifient par millions.
L’auteur a passé plusieurs années en Russie. De ce périple il est revenu riche d’un petit roman, un condensé des sentiments forts que lui inspire ce pays. Il vit aujourd’hui dans le sud de la France.
Depuis son opération Myriam souffrait beaucoup mais restait stoïque et somme toute, pour une adolescente de 17 ans assez courageuse. Toutefois pour calmer la douleur elle pouvait prendre deux ou trois comprimés de Lynix par jour ; un très fort calmant (…)
– Est-ce qu’il y a des choses que tu aimes faire avec ta maman ?
– Ce n’est pas ma maman.
La petite fille, à qui l’on donnerait maximum quatre ans, a répondu d’une petite voix mais sur un ton qui ne laisse transparaître aucun doute, comme si elle (…)
Il finit par la retrouver, non qu’elle ait répondu à ses appels mais parce qu’une silhouette diffuse se détachait par endroit de la brume. Il l’avait reconnu, plus par instinct que par mémoire. Elle portait une chemise blanche, sûrement celle qu’elle met (…)