Un cheval en manteau
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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"Un cheval en manteau" est cette réponse peu courtoise qu’un Russe formule à la question "qui es-tu ?". Cet assemblage de quatre mots recèle une vulgarité sans bornes au points que les gens de bonne société s’interdiront toujours de l’employer. Une vulgarité étrange pour nos oreilles d’occidentaux. Quoi de plus naturel qu’un cheval en manteau dans un Empire où la température plonge en-dessous de zéro la moitié de l’année. C’est oublier que l’Etrange est le véritable souverain de ce pays, bien plus que le froid ou les tyrans du moment. Là-bas, cette mauvaise herbe est de tous les esprits. Ce roman suit à pas à pas un homme dans son périple de l’Etrange. Depuis cette ville métaphysique, Saint-Pétersbourg, jusqu’au village de toutes les prétentions. Ces prétentions, des petits comme des grands, l’auteur s’amuse à les regarder s’embourber dans ce cloaque de la taille d’un continent. Elles tournent au ridicule, parfois au désastre pour qui voudrait les examiner avec les yeux de la raison. Elles ont peut-être un sens pour ces hommes qui s’y sacrifient par millions.
en cours de rédaction
Le type n’avait pas opposé une résistance très glorieuse. Bien sur, pour jouer au martyre, il s’était d’abord obstiné dans un original mutisme. Mais le fait de se voir en deux morceaux, ça rend loquace. Je lui ai tranché l’auriculaire, je lui ai posé la (…)
Michel lisait un magazine quand une enveloppe glissa sous sa porte d’entrée. Surpris, il se leva et courut pour regarder par l’œil-de-bœuf. Personne dans la cage d’escalier déformée par le verre. Il se baissa et ramassa l’enveloppe. Aucune notification de (…)
Je restais allongé sur le lit, contemplant le plafond, d’un air macabre. J’avais l’impression que deux petits yeux me fixaient distinctement et sans relâche, qu’ils me persécutaient. J’avais l’impression que mon crâne se creusait, que quelque chose me (…)