Maximilien Doucet est âgé d’une douzaine d’années et vit en France. Un matin, il se réveille au cœur des territoires connus du petit Peuple parmi les trolls, les Itakas et les Atsinganis. Nérilla, une jeune elfe veille sur lui. Maximilien ignore comment il est arrivé là. Dans ce monde, les rares humains sont des personnages vénérés, que les habitants appellent ; Heimdarall.
Hudagar III, tyran sanguinaire, seigneur de Saillamina, a acheté le jeune garçon, comme un vulgaire trophée, à Kalgard le marchand d’esclaves. Maximilien va vivre une aventure extraordinaire pour échapper à ses tortionnaires. Durant sa fuite en compagnie de ses amis, Nérilla et Védor, il explore ces territoires étranges à la recherche du passage mythique, nommé Heldandür, seul moyen pour le jeune garçon de retourner chez lui sur terre. En chemin, ils rencontrent les occupants de ces contrées fantastiques qui reconnaissent en lui leur sauveur. Avec Nérilla et Védor à ses côtés, il prend la tête de l’armée des opprimés pour les aider à retrouver leur liberté et leur dignité.
Il était tard, le soleil avait disparu derrière le sommet des collines environnantes, une lueur pourpre colorait le ciel, il faisait chaud. Au loin, un étrange orage dardait ses éclairs sans discontinuer, des trombes vacillantes montaient de la terre et se perdaient au milieu des nuages. Un ensemble de vieilles bâtisses occupait le fond d’un vallon. De temps à autre, on entendait des vaches meugler. Des cochons allaient et venaient en poussant des grognements dans la pénombre de leur enclos. Une silhouette apparut sur le chemin, elle s’approchait en titubant, peut-être le propriétaire qui revenait de la taverne du coin. L’individu s’avança jusqu’à la ferme. C’était un enfant, visiblement exténué, il se terra près d’un abreuvoir afin d’observer les allées et venues autour des bâtiments. Il resta immobile. Comme le calme régnait, il se leva et se rendit discrètement au vieux hangar décrépit situé face à l’habitation principale. Il ouvrit précautionneusement la porte en évitant de la faire grincer. Des outils étaient appuyés contre le bardage en chêne, une charrue délabrée gisait au centre de la dépendance. Le jeune garçon grimpa l’échelle de bois et s’allongea sur un tas de paille qui couvrait le plancher de la mezzanine. Vaincu par la fatigue, il s’assoupit aussitôt.
Le lendemain matin, des voix le tirèrent de son sommeil. Il descendit de son refuge et jeta un coup d’œil à travers les lattes disjointes de la grange. Un couple de paysans discutait à proximité de l’étable, ils firent sortir un bœuf et s’éloignèrent sur le sentier en compagnie de l’animal.
Le garçon se faufila jusqu’à la maison, elle semblait vide. Il la contourna et pénétra à l’intérieur par une fenêtre mal verrouillée. L’endroit était meublé sobrement, on y trouvait uniquement le nécessaire. Les ustensiles de cuisine vétustes, mais propres étaient rangés à leur place. Il inspecta le salon et la chambre. La petite taille du lit le surprit, il examina le contenu de l’armoire ce qui confirma ses doutes, les vêtements appartenaient à des nains.
Ensuite, il fouilla les placards, dénicha du pain bis, une sorte de fromage onctueux et des fruits qu’il n’avait jamais vus auparavant. Il déjeuna et but un cidre doux conservé au frais au fond d’un garde-manger creusé à même le sol. Il constata l’absence de livres.
Une fois rassasié, il retourna au hangar et se coucha sur le foin les mains sous la nuque et s’endormit.