MATRICIDES DUELS

Narcisse Tshebe

📄 345 pages A4 🗓️ Publié le 21 juillet 2026 🎓 Ambassadeur Edition999
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Thème : Essai - Politique - Scolaire - Education

La quatrième de couverture

« On ne guérit pas de sa mère. On apprend, lentement, à survivre à l’amour qu’elle n’a pas su donner et à celui qu’elle a trop donné. Les deux tuent. L’un par manque. L’autre par excès. Le matricide n’est pas un crime. C’est une respiration. »

La première page

Peut-on s’appartenir sans trahir ? Rompre le cordon biologique est un geste immédiat ; trancher le lien psychologique sous-jacent est le combat de toute une existence. Dans cet essai psycho-philosophique d’une lucidité rare, Narcisse Tshebe explore les méandres de la matrix affective, ce moule premier qui façonne l’être avant de se refermer sur lui comme une prison invisible.
Loin du sens criminel ou pénal, le « matricide » est ici redéfini comme un acte ontologique absolu, une mise à mort nécessaire des figures mythifiées et des projections inconscientes que la mère incarne. À travers le concept de « duels » endopsychiques, l’auteur met en Scène le conflit tragique entre le Reflet – ce faux self façonné pour plaire et garantir la sécurité affective – et l’Être authentique, qui doit assumer le risque de la désidéalisation pour naître à lui-même.
En convoquant avec une grande maturité les voix de Freud, Lacan, Winnicott, Sartre ou encore Fanon, l’auteur ne livre pas une simple exégèse académique, mais une grille de lecture vivante, écrite depuis les entrailles d’une humanité qui a trop longtemps tu ses blessures intimes. Un texte puissant, dérangeant et profondément salvateur pour quiconque cherche à habiter sa propre vérité.
Biographie de l’auteur (Dos du livre)
Né en République Démocratique du Congo et surnommé « Témoin des ombres, ignorant du passé », Narcisse Tshebe est formé à la croisée de la philosophie existentielle et de la pensée psychanalytique. Il développe une écriture exigeante qui refuse de choisir entre la rigueur conceptuelle et la vérité intime. S’affirmant comme une voix montante de la réflexion contemporaine depuis Kinshasa, il signe avec Matricides Duels son premier essai psycho-philosophique.

Le plus de Narcisse Tshebe

Q1 : Le titre Matricides Duels est particulièrement provocateur, voire choquant. S’agit-il d’un livre sur un crime ?
Régis par l’auteur : Pas du tout. Il ne s’agit pas d’un écrit criminel ou pénal. Ici, le terme « matricide » est employé dans son sens strictement ontologique et psychologique. C’est l’acte de mettre à mort, symboliquement, l’emprise, les projections inconscientes et les figures mythifiées que la mère incarne. C’est couper le cordon psychologique après avoir coupé le cordon biologique. Le « Duel », quant à lui, représente le combat intérieur et universel que chaque individu doit mener pour s’émanciper.
Q2 : Pourquoi avoir choisi d’intégrer un « Glossaire des figures intérieures » au tout début de l’ouvrage ?
Régis par l’auteur : Matricides Duels propose une véritable cartographie de la psyché. Pour que le lecteur ne se perde pas dans les concepts, j’ai voulu lui donner les clés de compréhension dès le départ. Ce glossaire est une boussole. Il définit les forces en présence dans notre théâtre intérieur — comme le conflit entre le « Reflet » et l’« Être authentique » — avant que le voyage analytique et le récit ne commencent.
Q3 : Vous parlez de l’amour maternel comme d’une force potentiellement destructrice. N’est-ce pas un tabou absolu ?
Régis par l’auteur : C’est le tabou ultime de nos sociétés. On examine souvent les ravages du manque d’amour, mais très peu ceux de l’excès d’amour, de la fusion étouffante ou de l’amour conditionnel. Le livre démontre que l’amour qui emprisonne l’autre dans un rôle (« le Reflet ») pour combler les propres failles de la mère est tout aussi destructeur. Oser dire qu’on doit parfois « survivre » à cet amour est salvateur.
Q4 : Votre texte croise la philosophie existentielle, la psychanalyse et la littérature. Comment définiriez-vous votre style ?
Régis par l’auteur : Je refuse de choisir entre la froideur de la théorie académique et la pure confidence intime. Mon écriture se veut exigeante mais viscérale, écrite depuis « les entrailles ». Je convoque des penseurs majeurs (Freud, Lacan, Winnicott, Sartre, Fanon) non pas pour faire de l’exégèse, mais pour en faire des compagnons d’armes qui éclairent nos blessures quotidiennes et invisibles.
Q5 : En tant qu’auteur écrivant depuis Kinshasa, en quoi votre perspective enrichit-elle ce débat universel ?
Régis par l’auteur : On me qualifie parfois de « Témoin des ombres, ignorant du passé ». Écrire depuis l’Afrique, et plus particulièrement depuis la République Démocratique du Congo, donne une résonance unique à cette question. Dans nos sociétés où la famille et la figure maternelle sont sacralisées à l’extrême, l’individualisation est un combat encore plus complexe. Ce livre démontre que la quête d’authenticité et la souffrance face aux non-dits familiaux n’ont pas de frontières : elles touchent à l’essence même de l’être humain.
Q6 : Quel est le message principal que vous souhaitez que le lecteur retienne en refermant votre livre ?
Régis par l’auteur : Que le matricide symbolique n’est pas une trahison, c’est une libération. Ce n’est pas un acte de haine envers la mère biologique, mais un acte d’amour envers soi-même. C’est accepter le deuil de la perfection pour enfin naître à sa propre vérité et respirer librement.

Biographie de Narcisse Tshebe

Je me présente : NARCISSE TSHEBE BALABEBE, étudiant en droit à l’Université Pédagogique Nationale(RD Congo ) et initiateur du projet FORZA DELLA PAROLA(La force de la parole)

Lire son interview — Narcisse Tshebe

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Tailleur de Plume

Tailleur de Plume

L’auteur Zoff ( de son vrai nom John Bombambo Makumu), né à Kinshasa (RD Congo) le 15 Juin 1999 poursuit des études en communication multimédia à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC).