Lettres à mes parents
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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En 1955, il a douze ans, lorsqu’il entre au Petit Séminaire de Quintin en Bretagne. Le retour à la maison se fait seulement pendant les vacances de Noël et de Pâques. Les lettres hebdomadaires sont les seuls moyens de communiquer avec les parents.
Chers Parents,
Je suis content de la visite de l’abbé Duros, il m’a gâté. Il m’a acheté 6 bananes, des bombons et un gros livre de chants. Je me suis servi du livre ce matin à la grand-messe.
On va recevoir les notes, c’est Mr le Préfet qui nous les donne.
Moi pour le moment je me porte très bien, je mange très bien, j’espère que vous aussi.
Je me plais bien car je connais déjà des garçons, c’est les Guernion et Guinard.
J’ai été très content de la lettre d’Alain Chapelain. Est-ce qu’il y a beaucoup de nouveau à l’école ?
René Le Gal a-t-il bientôt fini sa maison, ? Elle doit être couverte. Et chez nous la véranda est-elle finie ?
Est-ce-que Michel a fait ma boîte, il n’a peut-être pas le temps, il doit avoir d’autres choses à faire, que de faire des boîtes.
Il faudra emmener les Bayars, parce que j’ai hâte de voir la suite. J’espère que Louis s’en occupe bien.
Je ne fais pas trop long parce que je ne vois pas quoi, vous mettre de plus.
Aux revoirs chers parents. Je vous embrasse ainsi que toute la famille.
Jean Claude
Dans ces pages, l’auteur en fin de vie, note scrupuleusement tout ce qui l’étonne encore dans son existence, et surtout ses rêves qui sont souvent plus intéressants que les évènements de sa vie quotidienne.
le rapport à la solitude : Solitude quand tu nous tiens, on se demande de quoi sera fait demain. Tu nous enfermes dans un cercle vicieux : On fait rien parce qu’on est seul et on est seul parce qu’on fait rien. Pas facile alors de t’échapper.
Dans une Afrique depuis longtemps oubliée, différents personnages venus de tous les horizons se retrouvent sur des pistes en latérites ... la caravane s’étire dans les longues plaines d’Afrique pendant que les tambours de guerre résonnent.
15 février 2023, par Michel Joyeux
Bonjour Dominique,
La lecture des lettres de Jean-Claude à ses Parents ont fait resurgir beaucoup de souvenirs et d’anecdotes que j’ai moi-même connues entre 1955 et 1960. Jean-Claude évoque tous les petits problèmes matériels rencontrés et parfcois résolus avec l’aide de certains professeurs. J’avais appris par un de ses anciens camarades qu’il était mort accidentellement, sans doute victime de son "imprudence" ? Dans la lecture de son courrier, on remarque un mal être profond et une interrogation fréquente sur son avenir. J’ajouterais : "mais qu’est il donc allé faire dans cette galère ... " ( Galère = petit séminaire ) Il évoque beaucoup le nom de beaucoup de "curés" qui avaient dû jouer le rôle de sergent-recruteur comme celà était fréquent à cette époque. Merci à son frère d’avoir publié ses lettres. Amicalement.
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10 février 2023, par Bernard ALLAIN
Je suis un ancien du Petit Séminaire de Quintin. Merci d’avoir publié les lettres de Jean-Claude que j’ai connu à Quintin d’abord, pyuis au grand Séminaire de Saint Brieuc. Votre maman gardait ces lettres avec un amour maternel pour son fils et pour tous ses enfants. Merci de mettre ces lettres gratuitement à notre disposition. Je les lirai avec beaucoup d’intérêt. Je penserai aussi à mes parents qui étaient heureux de recevoir ma lettre hebdomadaire, écrite à l’étude libre du dimanche aprè-midi ; un temps réservé au courrier. Bien amicalement. Bernard ALLAIN.
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