Après la mort d’Élise Martin, sa famille se réunit pour l’ouverture du testament. Chaque membre doit lire une lettre à voix haute, révélant des secrets longtemps tus : dettes, trahisons, abandons et manipulations. Entre confrontations, culpabilité et tensions familiales, chacun devra faire face aux conséquences de ses actes.
La maison dormait. Pas un bruit dans les couloirs.
Pas un souffle derrière les murs épais.
Seule une lumière restait allumée au rez-de-chaussée, vacillante, comme une veilleuse refusant de s’éteindre.
Élise Martin était assise à la grande table en bois du salon.
La lampe éclairait à peine son visage. Les ombres dessinaient des lignes profondes sur ses traits fatigués, comme si les années s’étaient gravées là, une à une.
Devant elle, plusieurs feuilles couvertes d’encre noire.
Des lettres.
Elle en prit une entre ses doigts.
Le papier tremblait légèrement.
Un prénom était écrit sur l’enveloppe.
Marc.
Elle resta un instant immobile, comme si ce simple nom portait tout le poids du passé. Puis elle plia la feuille avec lenteur, presque avec précaution, et la glissa dans l’enveloppe.