Sommaire
– L’intrépide soldat de plomb
- Les habits neufs du grand-duc
-La bergère et le ramoneur
- Le briquet
- L’ange
- Petit Claus et grand Claus
- La princesse sur un pois
- Le jardin du paradis
- La grosse aiguille
- Les fleurs de la petite Ida
- Le compagnon de voyage
- La petite fille et les allumettes
- La vieille maison
- L’ombre
- Le coffre volant
— > Tome 2 en cours d’écriture...
Il y avait une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères, car ils étaient nés d’une vieille cuiller de plomb.
Un cop i’avié vint-e-cinq sourdat de ploumb, tóuti fraire, car èron nascu d’uno vièio cuiero de ploumb.
L’arme au bras, l’oeil fixe, l’uniforme rouge et bleu, quelle fière mine ils avaient tous !
L’armo au bras, l’uei fisse, l’uniforme rouge e blu, avien tóuti un bon biais !
La première chose qu’ils entendirent en ce monde, quand fut enlevé le couvercle de la boîte qui les renfermait, ce fut ce cri : « Des soldats de plomb ! » que poussait un petit garçon en battant des mains.
Vaqui li proumié mot qu’entendeguèron en aquest mounde, quand fuguè leva lou cubercèu de la bouito que lis estramavon : « De sourdat de ploumb ! » Èro lou crid de joio d’un nistoun que picavo de man.
On les lui avait donnés en cadeau pour sa fête, et il s’amusait à les ranger sur la table.
Èron lou presènt que si parènt i’avien regala pèr sa fèsto, e s’engauchiavo en li ranjant sus la taulo.
Tous les soldats se ressemblaient parfaitement, à l’exception d’un seul, qui n’avait qu’une jambe : on l’avait jeté dans le moule le dernier, et il ne restait pas assez de plomb.
Tóuti li sourdat èron parié, franc d’un soul, qu’avié qu’uno cambo : l’avien jita dins lou mole lou darnié, e restavo quasimen plus de ploumb.
Cependant il se tenait aussi ferme sur cette jambe que les autres sur deux, et c’est lui précisément qu’il nous importe de connaître.
Pamens tenié bon sus aquesto cambo que lis autre sus dos, e anan faire miés couneissènço d’aquéu sourdat qu’èro ardit coume un pet de mounge.