La Coupeuse de feu
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Souvent les monstres n’ont-ils pas été les boucs émissaires de créatures beaucoup plus dangereuses ?
Ainsi Lysie, notre Coupeuse de feu, n’aurait jamais été cette sorcière cruelle si la malveillance d’un homme ne l’avait pas touchée en plein cœur.
Un vent glacial soufflait le long des berges et ses sautes d’humeur, ses bourrasques chargées de grésil, éraflaient les mains bleuies et engourdies d’une frêle silhouette. Une jeune fille marchait avec peine tout en s’efforçant de recouvrir sa tête avec un vêtement si écarlate qu’on ne pouvait la confondre avec les ébauches voisines et désormais la neige tombant à gros flocons.
Prise par l’agitation, par la nébulosité du mauvais temps, la branche d’un arbre, celle d’un vieux saule, céda. Dans sa chute, le bois mort la frôla de justesse et s’échoua à ses pieds. Surprise, effrayée, elle s’arrêta, s’en défit et leva aussitôt les yeux vers le ciel troublé, tentant d’appréhender, de sonder d’autres dangers pour ensuite se raviser. Visiblement, ne s’était-elle pas écartée de son sentier, estompé, recouvert de blanc ?
Puisqu’il n’y avait aucune inquiétude, aucune hésitation à considérer, rassurée, la petite rajusta sa mise et s’emmitoufla dans les rares profondeurs laineuses ballottées par la bise railleuse. Elle reprit son chemin, toujours droit devant. Au bout d’un certain temps, son allure déclina, non pas de fatigue, mais à force d’hésitation, car le vent chargé de neige rendait l’observation et l’écoute difficiles. Alors, pour conjurer l’hostilité alentour ou pour se donner de l’audace, elle bafouilla des mots aux pouvoirs encourageants et repartit de plus belle pour à nouveau s’immobiliser, suspectant, derrière elle, une ombre intimidatrice. Puisqu’il n’y avait rien de tangible, pas même une gribouille confuse camouflée en retrait d’un arbre, résolue, elle poursuivit sa lente progression sur ce tapis peu à peu collant.
Tout d’un coup, comme si les lois du visible apparaissaient désormais échapper à toutes réalités, une force invisible, indépendante de sa volonté, la retint malicieusement par les jambes. N’étaient-elles pas engluées dans une mélasse imperceptible ?
L’enfant avait beau s’en défaire par tous les moyens qu’il lui fut permis d’accomplir, cette fixité inexplicable la maintenait, tout comme cette antipathie grandissante, masquée quelque part, la ressentait-elle.
La terre, que l’on prenait pour le centre du monde, s’avère au fil des découvertes scientifiques n’en être qu’une infime partie, grain de poussière emporté dans la course effrénée d’un Univers en expansion.
Deirane a enfin trouvé l’amour sous la forme d’un jeune paysan. Mais avec son tatouage si spécial elle ne passe par inaperçue. Brun, fils de Brun, roi d’Orvbel découvre son existence. Il n’a plus qu’un désir, l’acquérir.
Vactarh Le duc Siân recrute ses alliés au fil du pèlerinage qui l’amènera sans doute à la gloire... ou à la mort. Le royaume de Caldénée est exsangue, Tallârk, son ennemi triomphe.