La Charrette
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Dans un village du Berry, une charrette paraît au bout de la route.
— Ils arrivent !
Lucie frotta le carreau du revers de la main, juste là où la buée résistait encore. Elle pencha un peu la tête, plissa les yeux, puis s’immobilisa.
Derrière elle, le banc grinça. Les enfants s’étaient levés. Ils se serrèrent contre elle. L’un posa le menton sur l’appui, un autre appuya le front contre son bras. Elle les repoussa à peine.
— Faites pas tout trembler, dit-elle. On n’y voit plus.
Son mari passa derrière eux. Il jeta un coup d’œil rapide par la fenêtre, resta le temps de voir la charrette, puis se détourna déjà.
— Te voilà plantée là comme une vieille pie, grommela-t-il. Y a toujours que toi pour guetter.
Il revint vers la table et se rassit.
— Ils vont pas s’envoler. T’as de quoi faire ici.
— Ils arrivent !
Lucie frotta le carreau du revers de la main, juste là où la buée résistait encore. Elle pencha un peu la tête, plissa les yeux, puis s’immobilisa.
Derrière elle, le banc grinça. Les enfants s’étaient levés. Ils se serrèrent contre elle. L’un posa le menton sur l’appui, un autre appuya le front contre son bras. Elle les repoussa à peine.
— Faites pas tout trembler, dit-elle. On n’y voit plus.
Son mari passa derrière eux. Il jeta un coup d’œil rapide par la fenêtre, resta le temps de voir la charrette, puis se détourna déjà.
— Te voilà plantée là comme une vieille pie, grommela-t-il. Y a toujours que toi pour guetter.
Il revint vers la table et se rassit.
— Ils vont pas s’envoler. T’as de quoi faire ici.
Les enfants restèrent encore un instant, puis l’un d’eux s’éloigna, rappelé par quelque chose dans la pièce.
La charrette s’était arrêtée devant la maison d’à côté. Le cheval soufflait, la tête basse. Le charretier tenait la bride.
Un autre homme descendit. Il posa le pied à terre d’un geste sûr, sans regarder autour de lui, puis passa derrière la ridelle.
Il était droit, plus grand que les autres hommes du bourg, le dos bien tenu, les épaules larges sous la veste sombre. Il portait la moustache, taillée court.
Il fit le tour et tendit les bras. Une femme descendit, prudemment. Elle n’était pas lourde, mais il la soutint quand même, une main sous le coude, l’autre prête à retenir. Elle tenait un enfant contre elle, enveloppé serré dans un linge clair.
Elle posa le pied, se redressa. Sa robe était simple mais bien coupée, le tissu net, sans reprise visible. Elle ajusta d’un geste rapide le châle sur ses épaules. Elle parcourut la façade, la porte, la rue.
Le charretier monta à l’arrière et passa un premier coffre, puis un autre, plus petit.
Il y avait aussi des valises de cuir, usées mais solides, des paquets ficelés, une chaise retournée, une table étroite glissée sur le côté, quelques couvertures roulées.
Le couple parlait bas entre eux, trop loin pour que les mots montent. La femme se pencha vers l’enfant, vérifia le tissu, passa le doigt sur la joue. Elle sourit.
Jeanne a bien du mal à assumer sa différence. Pour l’y aider, on va l’envoyer dans un chalet dit "à caractères sanitaires", grande bâtisse dont l’adolescente va littéralement tomber amoureuse, amoureuse de ses vieilles pierres et de ses parquets chantants.
Thierry – Benjamin Kayumba Kalenga Yamena Né le 16 Septembre 1969 à Mukubu,Territoire de Malemba-a-Nkulu dont la chefferie de Kayumba est le fief de ses parents Kasongo Placide et Ilunga Kayumba Félicité. Après ses études primaires à l’école primaire (…)
C’est un livre de cuisine sorti tout droit du fast-food de la pensée pour nourrir l’imagination avec tout l’humour qui lui est dû, destiné à tous ceux qui ont un petit creux, non à l’estomac mais dans la tête, pour sortir des formules toutes faites. Il est (…)