L’horizon incertain
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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L’Horizon incertain est un récit qui mêle réalisme social et dimension psychologique. Il suit le parcours de Samir, un homme marqué par la disparition — la sienne et celle de ses proches. À travers ses souvenirs, ses errances et ses hallucinations, le texte décrit une société où l’avenir n’est plus une promesse, mais une inquiétude floue.
Le livre ne se construit pas comme une intrigue classique. Il avance par scènes, par fragments, qui montrent :
• une ville figée,
• une jeunesse en perte de sens,
• des familles brisées par l’exil, la prison, la drogue ou la folie.
Le lecteur est volontairement plongé dans une confusion entre réalité et imagination.
Il restait allongé, le téléphone posé sur la poitrine, à faire défiler des images sans vraiment les regarder. TikTok, puis Facebook, puis Instagram. Les pouces bougeaient mécaniquement, comme si le corps accomplissait seul les gestes nécessaires pour prouver qu’il était encore vivant. Les vidéos se succédaient, trop courtes pour laisser une trace, trop longues pour être ignorées. Même une vidéo YouTube lui semblait demander un effort démesuré.
Il cherchait l’actualité, quelque chose qui bouge, un événement capable de fissurer cette immobilité. Rien ne venait. Le monde semblait tourner ailleurs, sans bruit.
Lorsqu’il se levait enfin, il errait dans les ruelles de l’ancienne ville. Les immeubles tenaient encore debout, non par solidité, mais par habitude. Certains commerces persistaient au rez-de-chaussée, comme s’ils refusaient d’admettre que tout s’écroulait autour d’eux. Les vitrines poussiéreuses exposaient des marchandises figées, achetées moins par besoin que par réflexe.
Très tôt le matin, des femmes levaient les rideaux métalliques. Elles travaillaient en silence, plus de huit heures par jour, sans contrat, pour un salaire qui ne couvrait même pas l’épuisement. Les jeunes faisaient semblant d’y croire encore. Il ne savait pas s’il fallait admirer leur courage ou leur entêtement.
Les cafés étaient pleins. Des corps serrés autour des tables, mais aucune chaleur. Chacun fixait son écran, jeune ou vieux, comme si le monde réel n’existait plus qu’en arrière-plan. Il n’y avait plus de journaux, plus de journalistes, plus d’écrivains visibles. Les intellectuels avaient disparu sans laisser d’adresse. Il ne restait qu’une foule pressée de se ressembler, unie par la même obsession : gagner vite, s’en sortir, devenir riche avant d’avoir compris pourquoi.
Il avait l’impression qu’il existait désormais deux catégories de personnes.
Ceux qui vivaient – ou survivaient – le jour.
Et ceux qui s’échappaient la nuit.
La nuit appartenait aux jeunes qui sombraient dans le trafic et le crime organisé. Le cannabis circulait de main en main, parfois mélangé à des pilules, parfois remplacé par des poudres plus chères, plus rapides. Ils répétaient ce que d’autres avaient fait avant eux, sans colère, sans rêve, presque sans plaisir. Une habitude de plus. Ils n’étaient ni attirés par l’art, ni par la culture, ni par le cinéma. La musique elle-même avait perdu toute douceur : un raï brutal, saturé de violence, de provocation, de mort annoncée.
Le texte de cet essai est un témoignage authentique sur les galériens protestants qui, par delà leurs terribles conditions, ont su éviter le pire grâce à leur courage, leur organisation, leur fraternité et sans aucun doute leur grande piété.
Romain s’enfonce peu à peu dans la dépression en assistant impuissant à la lente déchéance de sa mère. Son seul soutien, il le trouve auprès de Carole, sa tante qui lui voue une affection protectrice. Elle mettra toutes ses forces pour l’aider à résister (…)
Bonjour, Yves, je te trouve l’air bien soucieux, y puis-je quelque chose ?...