France et souffrance - Poémitude tome onzième (2014)

Khris Anthelme (Auteur)

Nombre de pages : 81

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Thème : Poésie

( Version du 10 novembre 2014 )

 Le mot de Khris Anthelme pour France et souffrance - Poémitude tome onzième

Préambule

Le siècle s’accélère, pris de vitesse vers où se dirige t-il ?
La science a tellement pris d’avance que nous ne savons pas ou plus où nous mettons les pieds.
Bien que nous nous croyions forts de nos lumières, attirés, absorbés par l’obscurité, nous ne sommes plus que des ondes qui se croisent sans jamais se rencontrer. Un grand nombre d’entre-elles ne trouvant de réponse ou d’issue s’entrechoquent, éclatent comme des bulles d’air formant de gigantesques monts de mots à l’agonie au bas d’un mur devenu infranchissable éparpillant les souvenirs des quelques ambassadeurs qui étaient parvenus par leur bon sens à gravir ce rempart.
Pour ne citer que ceux les plus proches de nous, paix à leurs âmes, Martin Luther King, Mahatma Gandhi, l’Abbé Pierre, Mère Teresa, le dernier en date étant Nelson Mandela. Pourtant ces derniers nous ont donné bien plus que ce qu’ils pouvaient, tant, que jusqu’après leur mort leurs cris pourraient encore se faire entendre pour que se taisent les plaintes.

Qu’a-t-on retenu d’eux, de leur bref passage sur terre ?
Un nom sans combientième, quelques paroles que l’on ressort des tiroirs à l’occasion pour faire bien les citant en exemple, mais que l’on s’empresse de rendormir dès que la cause est flattée ou que les tiroirs-caisse sont pleins.
L’humain est ainsi fait, il avance comme emporté par une file interminable ; imbriqué dans celle-ci il ne peut, ou plutôt ne veut s’en extraire par peur de paraître dépassé.
Bien qu’il arrive que l’avance de cette file soit stoppée, en tête l’on croit savoir pourquoi mais le doute apparaît en son milieu tandis qu’en queue l’on pousse de plus belle resserrant un peu plus le flot.
Alors on ne sait plus, la question est de savoir pourquoi, si l’on a perdu lors de la poussée quelques âmes, pourquoi se sont-elles égarées, a-t-on même tenté d’en récupérer quelques-unes ?

Arrivent parfois quelques semblants de réponses mais l’on juge sans vraiment savoir, alors on se dit que la perte est minime, on fait silence, la minute suffit, on classe l’affaire et l’on relance le flot jusqu’au prochain arrêt !

Ainsi va la procession de la vie absorbant sur son passage des trépas violents en toute indifférence !

Je ne suis d’aucun parti ni d’aucun institut, donc libre de mes pensées, j’aime mon pays tout simplement. Mis à part le premier qui est un sonnet à écho, le tout dernier du tome dix, marquant ainsi sa suite j’ai choisi le sonnet Français pour vous faire part de mes craintes, car au jour d’aujourd’hui je pense que l’urgence est de mise.
J’aurai pu vous faire part de celles que j’ai pour la terre entière, d’autres pays étant autant touchés si ce n’est plus, mais en prenant comme exemple la France, il en va de soi que celui-ci ne pouvait qu’être frappant.
Notre pays n’était-il pas considéré comme l’un des plus accueillant au monde, n’était-il pas pris comme modèle de liberté, d’égalité, de fraternité.

ISBN : 978-236868-277_7  

Quatrième de couverture :

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" Poète qui aime écrire sa poésie en classique, avec le plus grand respect des règles de prosodie. "

Vos commentaires

  • Le 27 novembre 2014 à 11:54, par Khris Anthelme En réponse à : Poémitude tome onzième

    Critique de Madame Annie Poirier, poétesse aux éditions Stellamaris.
    Pour affirmer tout haut ce que d’autres pensent tout bas, déjà faut-il une certaine forme de courage lorsque le sujet est délicat. Faire le constat des aberrations ou des échecs de notre siècle en France et le faire par écrit, il en faut tout autant si ce n’est plus mais en vers de surcroît, est un défi que Khris Anthelme relève avec le talent que nous lui connaissons. Quant aux sonnets que notre auteur maîtrise à la perfection, n’est-il pas plus belle forme de poésie dont la fluidité permet une lecture d’une rare beauté et qui permet au poète tout en étant ici plus sévère, d’accentuer ou d’atténuer à volonté ce contraste entre deux mondes, celui des pauvres gens et l’autre... Dans son « Préambule », Khris nous prévient : « Je ne suis d’aucun parti ni d’aucun institut, donc libre de mes pensées, j’aime mon pays tout simplement... » Oui c’est bien l’homme, le père de famille, le citoyen qui s’adresse à nous, non pas pour le pire mais pour le meilleur qu’il souhaite de tout son cœur pour notre pays qu’il aime tant... Et je peux vous affirmer que ce cœur est grand... Dans son premier chapitre, « Clichés », il nous remet donc en mémoire tous ces faits passés ou présents qui ont fait la une des journaux juste le temps de passer à autre chose...Jusqu’à ce que le mal se repaisse de nouveau d’innocentes victimes... « Pardonnez-moi, je me suis trop vite avancé, Le sommet n’est atteint, le siècle bat de l’aile. Ne savez-vous ? Je n’ose plus dans ma cervelle Le monde examiner, je me sens distancé ! » Souvenez-vous de Valentin, de Marion et de bien d’autres... À la suite de ces horribles faits concernant les enfants, il invite le lecteur à faire l’analyse, dans son chapitre deux, de notre société malade. La constatation est terrifiante car personne désormais n’est à l’abri des malheurs et cela souvent dans une indifférence totale car l’on pense à tort que cela ne peut arriver qu’aux autres... « À tout moment peut nous toucher l’invraisemblance, Demeurons vigilants, le mal n’arrive pas Qu’aux autres, non, l’atrocité prend de l’avance ! » Avec le poème « Sous l’ombre d’un berger », un brin nostalgique, il nous amène à mieux mesurer l’importance de ce changement de mœurs : « Je me souviens jadis filant d’un pas léger Comme l’air, bien qu’aux pieds de pesantes godasses Nous fassent traînailler, malgré quelques grimaces, On allait le cœur fier sans trop s’ennuager ! » Chapitre trois, « Fracture » : « La fracture est béante ; occultant sa douleur Nul ne l’entend, silencieuse, un feu de rampe Brille, la fait se taire. Elle s’étire et rampe En crachant sur le siècle un verbe sans valeur ! » Ne les voyons-nous pas tous ces mal-logés que ce soit, c’est un comble, au pied de « l’Arc de Triomphe » ou tout auprès de nos jolies maisons...? Et que dire de tous ceux qui travaillent mais qui « n’ont pour seul refuge Qu’une roulotte usée, une tente ou tantôt Leur voiture, à l’arrêt, à sec, un écriteau « En panne » prévenant qu’on ne les juge ? » De questions en questions, Khris porte à son comble le ridicule et la mauvaise foi de nos gouvernants en empruntant le ton de la fausse innocence, à la limite de l’ironie car cela notre poète ne peut plus supporter. Dans son épilogue, faisant à nouveau le point de toutes ces tristes constations, il propose des solutions en prenant sa muse à témoin : « Aurait-on dis-moi Muse au fond de l’encrier Quelques solutions ? De celles pas trop chères À mettre en œuvre, il ne leur faut trop de misères Non plus à les ouïr, je ne peux les crier ! » « Les paroles s’envolent, les écrits restent » dit-on ! Ce cri d’alarme sera-t-il donc entendu ? Je souhaite donc personnellement que ce tome onzième de Poémitude trouve une place plus que méritée dans nos bibliothèques et qu’il soit lu par quelques-uns au moins de ceux qui tiennent les rennes de notre belle France... Khris, je te félicite ! Cet ouvrage est une parfaite réussite tant au niveau de l’écriture qu’au niveau de tes convictions plus que respectables qu’il serait bon de lire et relire au quotidien ! Annie Poirier

    Librairie ou site pour commander ce livre papier : Editionsstellamaris

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