Entre les murs d’une classe, là où s’entrechoquent les doutes, les rires et les destins en construction, je vous invite dans les coulisses d’un métier de passion, qui m’a apprit que la vie ne s’arrête pas à la porte de l’école, mais qu’elle continue.
à travers de ce passage intime, je vous partage mon récit à explorer, celui qui vous montre l’expérience qui sculptent l’âme, les tempêtes intérieures et les renaissances inattendues, qui peut toucher tout le monde.
Ce beau voyage vibrant de sincérité, de persévérance, et de patience, où chaque leçon de vie vaut son pesant d’or.
En 2000...
Triste, j’étais emportait par l’angoisse, se déplacer entre les douars, était une solution administrative et non un choix.
De nouveau visages curieux, rempli de poussière de l’oubli. Tout était inédit pour moi, et même ce sentiment dans ma poitrine qui me serre d’inquiétude semblait se renouveler.
Le soleil était en rendez-vous avec le hasard, cette chaleur de plomb qui régnait, rendant l’atmosphère aussi lourde que ce défi.
J’étais décidée, pas de relation toxique, pas de naïveté, moi et mes souvenirs comme fidèle ami.
En face de moi, six kilomètres, qui m’attendait à bras ouvert pour atteindre le douar El-Chef. Face à la réalité complexe des classes doubles des CE3 et CE4 qui m’attendait, j’étais convaincue que cette année ne serait pas facile.
Chaque heure, chaque minute, et chaque seconde comptait dans cet exercice de haute voltige pédagogique, pourtant au milieu de cette lourde charge, une lueur unique illumine toute la classe, tous ces élèves accédant enfin au droit d’enseignement, affichaient entre 9 et 17 ans sur les bancs, des niveaux combinés, et malgré ce retard pour les grands d’entre eux leur regard étincelait d’espoir et d’une immense soif à apprendre malgré le climat étouffant, malgré le retard accumulé et le manque de moyens, un optimisme contagieux rend tout ce qui entourent uniforme, cet espoir partagé devient alors notre point fort, pour transformer cette année difficile en une aventure inoubliable.