L’avare
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Hé quoi, charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi ? Je vous vois soupirer, hélas, au milieu de ma joie ! Est-ce du regret, dites-moi, de m’avoir fait heureux ?
... et vous repentez-vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre ?
ÉLISE.— Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m’y
sens entraîner par une trop douce puissance, et je n’ai pas même la force de souhaiter que
les choses ne fussent pas. Mais, à vous dire vrai, le succès2 me donne de l’inquiétude ; et je
crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.
VALÈRE.— Hé que pouvez-vous craindre, Élise, dans les bontés que vous avez pour moi ?
ÉLISE.— Hélas ! cent choses à la fois : l’emportement d’un père ; les reproches d’une famille ;
les censures du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur ; et cette
froideur criminelle dont ceux de votre sexe payent le plus souvent les témoignages trop
ardents d’une innocente amour.
En entrant dans la chambre, Roubaud posa sur la table le pain d’une livre, le pâté et la bouteille de vin blanc. Mais, le matin, avant de descendre à son poste, la mère Victoire avait dû couvrir le feu de son poêle, d’un tel poussier, que la chaleur était (…)
Le timbre de la cour, au bas du vaste hôtel que la baronne Assermann occupait dans le faubourg Saint-Germain, retentit. La femme de chambre arriva presque aussitôt, apportant une enveloppe. « Il y a là un monsieur que Madame a convoqué pour quatre (…)
Belle Hippolyte, l’heure de notre hymen s’avance à grands pas : quatre jours fortunés amèneront une lune nouvelle ; mais que l’ancienne me semble lente à décroître ! Elle retarde l’objet de mes désirs, comme une marâtre, ou une douairière, qui puise (…)
2 octobre 2017, par conchy
Molière traite l’avarice , un sujet sérieux d’une manière plaisante et divertissante.
Répondre à ce message