L’avare
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Hé quoi, charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi ? Je vous vois soupirer, hélas, au milieu de ma joie ! Est-ce du regret, dites-moi, de m’avoir fait heureux ?
... et vous repentez-vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre ?
ÉLISE.— Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m’y
sens entraîner par une trop douce puissance, et je n’ai pas même la force de souhaiter que
les choses ne fussent pas. Mais, à vous dire vrai, le succès2 me donne de l’inquiétude ; et je
crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.
VALÈRE.— Hé que pouvez-vous craindre, Élise, dans les bontés que vous avez pour moi ?
ÉLISE.— Hélas ! cent choses à la fois : l’emportement d’un père ; les reproches d’une famille ;
les censures du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur ; et cette
froideur criminelle dont ceux de votre sexe payent le plus souvent les témoignages trop
ardents d’une innocente amour.
– Lupin, racontez-moi donc quelque chose. – Eh ! que voulez-vous que je vous raconte ? On connaît toute ma vie ! me répondit Lupin qui somnolait sur le divan de mon cabinet de travail. – Personne ne la connaît ! m’écriai-je. On sait, par telle de vos (…)
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves.
Midi sonne aux cloches des fabriques ; les grandes cours silencieuses s’emplissent de bruit et de mouvement. La mère Achille quitte son ouvrage, la fenêtre où elle était assise, et se dispose à mettre son couvert. L’homme va monter pour déjeuner.
2 octobre 2017, par conchy
Molière traite l’avarice , un sujet sérieux d’une manière plaisante et divertissante.
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