Avant l’aube
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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La guerre de 14/18 terminée, une nuit d’hiver, un couple de braves paysans vit des heures terribles. Ils auraient mérité une vie paisible de gens simples et travailleurs mais la guerre a fait des ravages bien au delà des tranchées. Le mal a continué à se propager après que les canons se soient tus. Ils ne connaîtront jamais la paix.
Il gèle à pierre fendre en cette nuit du 24 février 1922.
Pétrus ne trouve pas le sommeil. Couché à vingt trois heures trente il n’arrive pas à se réchauffer sous le gros édredon de plumes. Il ne fait que tourner dans le lit et les sanglots de la Marie ne contribuent pas à le calmer.
Puisque de toute évidence il ne fermera pas les yeux en cette affreuse nuit, il sort du lit, se rhabille et descend mettre un fagot sur les braises encore rouges de la cheminée. Les flammes ne tardent pas à jaillir, quelques menues branches plus tard et deux ou trois buches de peuplier ont tôt fait de faire repartir le foyer.
Un rapide coup d’œil par la fenêtre aux carreaux givrés montre un paysage sous la neige avec une lune pleine et un ciel richement étoilé. La bise souffle. Le thermomètre accroché à l’extérieur de la fenêtre affiche moins quinze et le chien demande à sortir.
Méléna n’est plus là pour vous dire son récit. Depuis longtemps sa voix s’est perdue dans l’oubli. Le vent l’a recherchée dans les bois frémissants, sur les dunes fuyantes et les monts réticents. Nulle part il n’a trouvé l’empreinte de ses pas.
C’est le récit de la plus belle et intense infamie, d’une succulente trahison, d’une douleur extatique, d’un abandon des plus majestueux. C’est le récit du regard de braise qui naguère m’accrocha et grâce auquel un linceul m’emmitoufla …
À la mort de son père Pons, en 1060, son frère aîné Guillaume hérite de la majorité des biens paternels et Raymond doit se contenter du comté de Saint-Gilles.
29 août 2019, par jyvess
jolie histoire
se lit facilement et la chute surprend
bravo
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