Beaucoup ont entendu parler de la légende du Minotaure, du labyrinthe et du fil d’Ariane. Mais peu connaissent les détails de cette histoire…
Vous pourrez, dans ce petit livre numérique, découvrir la véritable légende de Thésée.
Après avoir vaincu l’atroce Périphétès, l’horrible Sinis, le sanguinaire Procuste et le roi Cércyon, monstres impitoyables qui terrorisaient la contrée, Thésée, fils d’Égée, affronte le Minotaure dans le labyrinthe construit par Dédale. Ce labyrinthe est célèbre pour être de conception si complexe, qu’il est impossible d’en sortir une fois rentré … Mais l’amour d’Ariane sauvera, cette fois, notre héros.
La légende des exploits de Thésée est riche d’enseignements : importance du courage, de la fidélité, du sacrifice de soi, et de la coopération. Mais elle nous apprend également que l’orgueil et une trop grande confiance en lui-même peuvent perdre un homme…
Il était une fois à Troézène, une ville située en Grèce, une princesse nommée Éthra, qui était la fille du roi Pitthée. Elle avait un fils appelé Thésée, le plus brave garçon de tout le pays. Et Éthra n’était heureuse qu’en le regardant, car son mari l’avait oubliée et vivait au loin. Elle avait l’habitude de monter sur la montagne au-dessus de Troézène, au temple de Poséidon, et de s’y asseoir toute la journée en regardant la baie de Methana, les pics pourpres d’Égine et au-delà, le rivage de l’Attique.
Lorsque Thésée eut atteint l’âge de quinze ans, elle l’emmena avec elle au temple. Elle le conduisit jusqu’à un grand platane, à l’ombre duquel poussaient des arbousiers, des lentisques et des bruyères pourpres. Là, elle soupira et dit :
« Thésée, mon fils, entre dans ce fourré et tu trouveras au pied du platane une grande pierre plate. Soulève-la et rapporte-moi ce qu’il y a dessous ».
Thésée se fraya un chemin à travers les buissons épais, et vit que personne n’était passé là depuis des années. En cherchant parmi les racines, il trouva une grande pierre plate, envahie par le lierre, l’acanthe et la mousse. Il essaya de la soulever, mais il n’y parvint pas. Il essaya jusqu’à ce que la sueur coule sur son front à cause de la chaleur, et que les larmes coulent de ses yeux à cause de la honte. Mais tout cela ne servit à rien. Enfin, il revint vers sa mère et lui dit :
« J’ai trouvé la pierre, mais je ne peux pas la soulever, et je ne pense pas qu’un seul homme puisse le faire dans tout Troézène.
— Les dieux attendent longtemps, dit-elle en soupirant, mais ils sont justes. Il faut attendre encore un an. Le jour viendra où tu seras l’homme le plus fort de toute la ville. »