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Nous venons d'apprendre le décès de l'un des grands auteurs d'Edition999 : Gilbert Grevisse.
Toutes nos pensées vont à sa famille et ses proches. 
Depuis 2015, Gilbert Grevisse a publié 112 ouvrages qui sont des récits d'observations et des billets sur l'actualité dans un style philosophique et métaphorique.
Personnellement, je suis très triste, car Gilbert Grevisse m'a apporté au fil des années ses idées, ses conseils, ses propositions, ses petits mots d’encouragement et de remerciement qui m'ont permis de faire Edition999. Je vous invite à découvrir tous ses textes sur sa page auteur : Gilbert Grevisse.
Jean-Michel - Président d'Edition999

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Conseils (4) de l’Académie française

Jean-Michel (Auteur)

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Thème : Le Blog d’Edition999

( Version du 4 décembre 2014 )

 Le mot de Jean-Michel pour Conseils (4) de l’Académie française

À : « la voiture de Julie » ou « la voiture à Julie » ?
La préposition à marque normalement l’appartenance après un verbe (cette maison est, appartient à notre ami). On l’emploie avec la même valeur devant un pronom, seule (un ami à nous) ou pour reprendre un possessif (c’est sa manière à lui). Mais on ne peut plus l’employer entre deux noms, comme on le faisait dans l’ancienne langue, sauf dans des locutions figées (une bête à Bon Dieu), par archaïsme ou dans un usage très familier. On dira : la voiture de Julie, les fleurs de ma mère.

 

À bicyclette, en voiture
L’Académie française recommande de réserver la préposition en aux véhicules ou aux moyens de transport dans lesquels on peut s’installer, prendre place : partir en voiture, en train, en bateau. Dans les autres cas, c’est la préposition à qui sera employée : se déplacer à bicyclette, à vélo, à moto ; une randonnée à cheval ; faire une descente à ski.

 

À l’attention de, à l’intention de
La formule par laquelle, dans le langage de l’administration, on indique le destinataire d’une lettre, d’une communication, d’un envoi, est à l’attention de, pour marquer que l’on attire l’attention du destinataire, que l’on soumet cette lettre, etc., à son attention.

La locution à l’intention de (quelqu’un) signifie « pour lui, dans le dessein que cela lui soit agréable, profitable, bénéfique » : Il a acheté ce livre à leur intention, pour le leur offrir. On compose un poème à l’intention d’un ami. On fait dire une messe à l’intention d’un défunt.

 

À ou chez (établissements commerciaux)
Chez – étymologiquement : « dans la maison » – ne se dit qu’en parlant de personnes et, par extension, d’êtres animés ou d’êtres personnifiés : Il habite chez ses parents. Chez les rapaces, le bec est généralement corné.

Dans le cas d’établissements commerciaux, quatre cas sont possibles :

- la raison sociale se confond avec un nom de personne, et l’on utilise chez : Aller chez Durand et fils ;

- la raison sociale est un nom de chose ou un groupe comprenant un tel nom, et l’on utilise à : Aller au Bon Marché ;

- on traite comme nom de chose ce qui était autrefois un nom de personne et on utilise à : Aller à la Samaritaine ;

- on traite comme nom de personne un nom de chose, un acronyme, etc. et on utilise chez : Aller chez Fiat.

Dans le cas où l’usage n’est pas fixé, à ou chez sont possibles : certains auront en tête le nom de personne Leclerc et diront chez Leclerc ; d’autres, par une sorte d’ellipse, diront à Leclerc pour au magasin Leclerc.

On dit peut-être plus couramment à Carrefour, à Auchan que chez Carrefour, chez Auchan. On n’utilisera l’article défini que pour désigner un magasin particulier : à l’Auchan de tel endroit, au Carrefour de telle ville.

 

Accentuation des majuscules
On ne peut que déplorer que l’usage des accents sur les majuscules soit flottant. On observe dans les textes manuscrits une tendance certaine à l’omission des accents. En typographie, parfois, certains suppriment tous les accents sur les capitales sous prétexte de modernisme, en fait pour réduire les frais de composition.

Il convient cependant d’observer qu’en français, l’accent a pleine valeur orthographique. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur. Il en va de même pour le tréma et la cédille.

On veille donc, en bonne typographie, à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À, comme le font bien sûr tous les dictionnaires, à commencer par le Dictionnaire de l’Académie française, ou les grammaires, comme Le Bon Usage de Grevisse, mais aussi l’Imprimerie nationale, la Bibliothèque de la Pléiade, etc. Quant aux textes manuscrits ou dactylographiés, il est évident que leurs auteurs, dans un souci de clarté et de correction, auraient tout intérêt à suivre également cette règle.

 

Adjectif ou nom de nationalité : « il est français » ou « il est Français » ?
Dans les noms et les adjectifs de nationalité, la majuscule est réservée aux substantifs désignant les personnes habitant un pays ou en étant originaires que l’on considère alors comme des noms propres (un Suisse mais une montre suisse). La langue correspondant à cette nationalité relève en revanche de la catégorie des noms communs et, en tant que tel, ne prend pas de majuscule (apprendre l’anglais). On écrira donc Les Français parlent le français ou, adverbialement, parlent français. Cette règle vaut également pour les noms qui désignent les habitants des villes, des régions, etc, et pour les adjectifs qui s’y rapportent : un Parisien, une Normande, un Asiatique mais un monument parisien, le parler normand, la cuisine asiatique.
Un autre problème se pose dans les phrases du type Il est français : doit-on considérer français comme un adjectif et l’écrire avec une minuscule à l’initiale, ou comme un nom en position d’attribut (comme dans Il est médecin) et préférer une majuscule ? L’usage en la matière est mal fixé. L’Académie française, dans son Dictionnaire, choisit de le considérer comme un adjectif et écrit par exemple Il est belge.

Biographie de Jean-Michel

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