Confiné comme tout le monde, l’auteur se livre à un jeu consistant à faire le tour de sa chambre pour en décrire tous les objets inutiles qui s’y trouvent ainsi que les souvenirs qui s’y attachent. Depuis les chambres , quasiment vides au Moyen Age , jusqu’à celles de nos enfants saturées de jouets, que seront les chambres du futur ? Seront elles vides à leur tour ?
La première page
Xavier de Maistre, auteur à succès, à la fin du dix-neuvième siècle, du « Voyage autour de ma chambre », a écrit par ailleurs : « Une bonne imitation est une nouvelle invention » ; je suppose donc qu’il ne m’en voudra pas d’avoir utilisé son titre pour une investigation pourtant complètement différente de la sienne. En effet, « sa chambre » est tout autre que la mienne, puisque c’est une chambre de garnison où il est mis aux arrêts 42 jours pour s’être battu en duel, et qui est située à Alexandrie, dans un pays étranger où il s’ennuie, ce qui lui donne l’idée d’y soliloquer en compagnie de son fidèle chien « Rosine » et de son bien brave domestique, qui tous deux « lui donnent des leçons de philosophie et d’humanité ! »
Pour compléter la différence, Xavier de Maistre appartient au siècle des philosophes, tandis que je fais partie d’un siècle essentiellement matérialiste, qui ne se préoccupe plus que d’économie et de finance, et dans lequel les objets ont une histoire propre liée à la nôtre, qui ne peut plus s’en passer. Nous sommes désormais inféodés à nos objets, comme nous l’étions auparavant à nos dieux.
De plus, contrairement à la mienne, sa chambre est vaste, (il peut y marcher de long en large), elle possède 2 tables, 6 fauteuils, un lit qui a 2 matelas superposés, ce qui le rend très confortable, plusieurs tableaux et enfin une cheminée autour de laquelle il peut inviter plusieurs amis pour y deviser, ce qui serait impossible dans la mienne qui est minuscule et dans laquelle je peux à peine circuler ! D’ailleurs, les seules a y être jamais entrées, furent mes chattes, mes amantes et mes épouses, mais toujours une à une ! Et puis enfin, je dois noter ici que je n’ai jamais eu, ni domestique, ni même femme de ménage.
Né en 1935, d’un officier d’aéronavale et d’une artiste peintre, l’auteur, après avoir suivi ses parents à travers le monde, a mené une carrière d’ingénieur et d’architecte.Parallèlement il a publié sur Internet, sous le pseudonyme d’Antoine BAVE-CROULARD, une trentaine d’ouvrages : biographies...
Ces poèmes cherchent à percer les murs étriqués de l’existence et de la vie des femmes et des hommes. Ceux qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive, n’y trouveront pas de solutions mais des interrogations difficiles, accessibles seulement aux innocents.
Dans ces poèmes, plus "noirs" que ceux des" Doux poèmes du Rien", l’auteur essaye de sonder la motivation de l’homme, face à la dictature du Temps, à la vulgarité de la Realité, aux blessures de l’intériorité et à la représentation qu’il se fait du Monde.
Alors que la Chine passait une période sombre déjà avec l’épidémie Covid-19 Coronavirus, et que les pays du monde et particulièrement la France se posaient des questions sur des mesures barrières, moi je faisais ma routine quotidienne...
On a tous de la chance dans un domaine particulier, pour certains c’est l’amour, pour d’autres c’est la situation sociale ou la profession qui est favorisée, ou bien c’est la santé, tandis que pour moi, c’est quand je suis loin de chez moi, que la chance (…)