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Bertha classe des dossiers dans un tiroir de son bureau.
Soudain le téléphone sonne et vibre.
Bertha est une petite femme joufflue et trapue. D’une main leste elle attrape le combiné avec ses petits doigts grassouillets.
Allo fit elle avec une voix mielleuse « Agence CALIN, CALINE « bonjour !
Ho monsieur Hermann, elle écoutait la bouche ouverte. Elle hoche de la tête.
Voulez-vous Catherine ?
Ne quittez pas je me renseigne. Elle pianote sur le clavier de son ordinateur, tout en tenant le combiné entre l’oreille et l’épaule.
Oh ! Oh ! fait-elle, désolé Mr Hermann. Catherine n’est pas disponible. Avec son grand sourire commercial que l’interlocuteur ne pouvait pas voir. Elle ajoute, par contre, j’ai une nouvelle, elle est jeune et charmante. Elle est d’un genre que vous aimerez ! Elle vivait la conversation d’une façon expressive.
Un bon client comme vous, pensez. Ce soir 21 H ! C’est entendu, bonsoir Mr Hermann.
Elle raccroche avec un large sourire commercial.
La montre du tableau de bord de la voiture de luxe indiquait 20 H 55. La Mercédès bronze palace s’arrête .Avenue Foch à Paris, elle se range dans un créneau. Une jeune femme d’un mètre soixante-dix très mince, des longs cheveux bruns lui coulaient sur les épaules, enveloppées d’un manteau de fourrure, sort de la voiture.