Amandine
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Amandine est bien connue au village. Une mésaventure avec Chat-Roux l’a fait tomber dans les escaliers. Enfin remise sur pieds, elle retrouve son ami Petit-Pierre, compagnon de ses aventures dans le bois de la Tourtaude.
Le mur de la maison croulait sous le lierre.
De brefs éclats de soleil s’envolaient parfois des fenêtres. Les passants clignaient alors des paupières. Qui mettait la main en visière sur un front ruisselant, qui rabaissait, en fronçant le nez, une casquette usée entre deux oreilles rougeaudes.
On ne remarquait plus que la moue fatiguée de certaines femmes qu’accablait la chaleur, ou encore parfois leurs grosses joues écarlates qui fendaient l’air moite comme autant de fruits avancés.
De ces messieurs pointaient leurs mentons trop vite bleuis d’une barbe dure. Des épis rebelles s’attardaient sur des nuques rasées de frais. Ces nuques-là avaient la même teinte brune que la terre chaude. Chez les plus vieux, la peau était toute cuite de sillons que le soleil avait teintés d’un hâle irrégulier.
Des corps las s’abandonnaient sur des cannes aux pommeaux lustrées, où chaque main avait inscrit sa peine, avait confié chaque jour un peu plus de son mal.
Bonjour Yves, as-tu d’insolubles questions aujourd’hui ? Bonjour Prêtresse, oui j’en ai une qui me trotte dans ma tête, en passant près d’ouvriers en travaux , il y en a un debout dans une tranchée jetant avec sa pelle la terre sur le dessus...
Si un jour vous descendez dans le Sud, là où le soleil s’enflamme au détour d’un chemin, là où la lumière éblouit la toile, quittez la nationale 7, coupez à travers les plaines couvertes de vignes à perte de vue, là où le terroir fertile parfume (…)
Il parait qu’il y a encore un mois et demi j’étais un autre de ces élèves d’écoles d’élites. Il parait que j’étais même le meilleur d’entre eux. Il parait que j’avais décroché la bourse pour étudier à l’UCLA. Il parait que j’étais le seul.
6 janvier 2021, par de Monte Sylvie
Bonjour,
Je vous remercie de votre gentille appréciation....
Je pense que l’enfant que nous étions vit toujours en nous...
C’est lui que je ne cesse d’écouter.
Cordialement.
de Monte Sylvie.
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28 décembre 2020, par Stéphanie PEREZ
Bravo j ai adoré votre nouvelle : très bien écrite, fraîche et gaie. La fin est la plus étonnante des surprises. Merci pour ce bon moment, plein d émotion, passé en votre compagnie. Très bonne continuation à vous.
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