Le journal d’Uma
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Le journal intime d’Uma, une adolescente de 16 ans qui traverse les ténèbres avec agilité, grâce à cette lumière qui la suit...
Je la regarde s’éloigner et déjà, des éclats de gravier égratignent la peau de mon cou, de mes bras et de toute peau qu’ils peuvent érafler. Elles sont derrière ces lancers. C’est encore elles.
Elles sont perchées quelque part, sur un muret quelconque, les poches remplies de gravillons, qu’elles font pleuvoir sur un moi immobile, un moi qui regarde sa mère regagner sa décapotable allemande, inutilement de compétition. Elle gagnera trois secondes pour atteindre 50 km/h parce que c’est important pour elle d’être la plus rapide à respecter la limite de vitesse. C’est une veuve exemplaire qui applique une stricte légalité à toute chose. Elle me laisse donc pourrir une seconde année dans cet endroit de merde parce qu’elle en a le droit.
Ici, c’est l’endroit où il pleut des cailloux sur les filles comme moi, les filles banales, sans histoire, sans avenir, sans amies pour les défendre, sans clan pour terroriser ou être terrorisé. Je suis une fille moyennement, soit une petite mademoiselle moyennement laide ou belle, moyennement grosse ou maigre, moyennement autour de la moyenne dans toutes les matières, du sport au latin, de la couture à la dissection de grenouilles et de poumons de mouton. Même ça je ne le fais pas bien mieux que qui que ce soit, mais toujours moins bien qu’elles.
C’est pas grave parce que j’ai aucune ambition, ni amoureuse, ni professionnelle, ni amicale, et je dois en oublier d’autres. Mais oui j’ai une ambition ! J’allais l’oublier. Elle est spirituelle, mais j’y reviendrai un jour, sans doute. Je dois d’abord m’occuper des gloussements de mes « amies ».
Nous subissons depuis des années, un fléau planétaire : la radicalisation. La radicalisation est une "plaie" qui a détruit des vies, des couples, des familles, qui a laissé des orphelins, des individus brisés à jamais.
Victor relevait ses pièges, son pistage l’emmena dès le lever du jour dans la forêt de Limon. Les châtaigniers tombaient l’un après l’autre sous les coups d’un ver de Chine qui se logeait dans leurs feuilles, s’y reproduisait à les en étouffer et ce sur (…)
Seule à errer dans un monde qui ne me ressemble pas, qui m’est indifférent, j’ai fini par croire que je serai toujours malheureuse, que la tristesse et la mélancolie seront mes fidèles compagnons.