L’avare
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Hé quoi, charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi ? Je vous vois soupirer, hélas, au milieu de ma joie ! Est-ce du regret, dites-moi, de m’avoir fait heureux ?
... et vous repentez-vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre ?
ÉLISE.— Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m’y
sens entraîner par une trop douce puissance, et je n’ai pas même la force de souhaiter que
les choses ne fussent pas. Mais, à vous dire vrai, le succès2 me donne de l’inquiétude ; et je
crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.
VALÈRE.— Hé que pouvez-vous craindre, Élise, dans les bontés que vous avez pour moi ?
ÉLISE.— Hélas ! cent choses à la fois : l’emportement d’un père ; les reproches d’une famille ;
les censures du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur ; et cette
froideur criminelle dont ceux de votre sexe payent le plus souvent les témoignages trop
ardents d’une innocente amour.
Zima, profitez du moment. L’aga Narkis entretient votre mère, et votre gouvernante guette sur un balcon le retour de votre père : prenez, lisez, ne craignez rien. Mais quand on surprendrait les Bijoux indiscrets derrière votre toilette, pensez−vous qu’on (…)
Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur, et avant d’avoir vu, au-dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu’il faisait. Les premiers bruits de la rue me l’avaient appris, selon (…)
Au retour, dans l’encombrement des voitures qui rentraient par le bord du lac, la calèche dut marcher au pas. Un moment, l’embarras devint tel, qu’il lui fallut même s’arrêter. Le soleil se couchait dans un ciel d’octobre...
2 octobre 2017, par conchy
Molière traite l’avarice , un sujet sérieux d’une manière plaisante et divertissante.
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