L’avare
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Hé quoi, charmante Élise, vous devenez mélancolique, après les obligeantes assurances que vous avez eu la bonté de me donner de votre foi ? Je vous vois soupirer, hélas, au milieu de ma joie ! Est-ce du regret, dites-moi, de m’avoir fait heureux ?
... et vous repentez-vous de cet engagement où mes feux ont pu vous contraindre ?
ÉLISE.— Non, Valère, je ne puis pas me repentir de tout ce que je fais pour vous. Je m’y
sens entraîner par une trop douce puissance, et je n’ai pas même la force de souhaiter que
les choses ne fussent pas. Mais, à vous dire vrai, le succès2 me donne de l’inquiétude ; et je
crains fort de vous aimer un peu plus que je ne devrais.
VALÈRE.— Hé que pouvez-vous craindre, Élise, dans les bontés que vous avez pour moi ?
ÉLISE.— Hélas ! cent choses à la fois : l’emportement d’un père ; les reproches d’une famille ;
les censures du monde ; mais plus que tout, Valère, le changement de votre cœur ; et cette
froideur criminelle dont ceux de votre sexe payent le plus souvent les témoignages trop
ardents d’une innocente amour.
M. Hungerton, son père, n’avait pas de rival sur la terre pour le manque de tact. Imaginez un cacatoès duveteux, plumeux, malpropre, aimable certes, mais qui aurait centré le monde sur sa sotte personne.
Jean, ce matin-là, un semoir de toile bleue noué sur le ventre, en tenait la poche ouverte de la main gauche, et de la droite, tous les trois pas, il y prenait une poignée de blé, que d’un geste, à la volée, il jetait.
Après une soirée au théâtre, Raoul d’Avenac rentra chez lui, s’arrêta un instant devant la glace de son vestibule, et contempla, non sans quelque plaisir, sa taille bien prise dans un habit du bon faiseur, l’élégance de sa silhouette, la carrure de ses (…)
2 octobre 2017, par conchy
Molière traite l’avarice , un sujet sérieux d’une manière plaisante et divertissante.
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