Jean et Jeannette
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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La marquise de Champrosé est à sa toilette ; ses femmes l’accommodent. Le galant édifice de sa coiffure touche à sa fin.
Des houppes de cygne s’échappe un nuage de poudre à la maréchale
dont la marquise préserve ses yeux en tenant cachée sa charmante figure dans un cornet de maroquin vert pomme, au grand désespoir de M. l’abbé, qui proteste contre cette éclipse. Enfin l’opération est terminée ! Les cheveux blond cendré de la marquise relevés en hérisson sur le sommet de la tête, crêpés en neige sur chaque face, ont disparu sous cette poussière blanche qui s’allie si bien aux tons de pastel de sa peau. Un long repentir, faiblement bouclé, descend le long de son col et vient
jouer sur sa poitrine un peu découverte.
en cours de rédaction
Gervaise avait attendu Lantier jusqu’à deux heures du ma-tin. Puis, toute frissonnante d’être restée en camisole à l’air vif de la fenêtre, elle s’était assoupie, jetée en travers du lit, fié-vreuse, les joues trempées de larmes.
M. Hungerton, son père, n’avait pas de rival sur la terre pour le manque de tact. Imaginez un cacatoès duveteux, plumeux, malpropre, aimable certes, mais qui aurait centré le monde sur sa sotte personne.
On allait là, chaque soir, vers onze heures, comme au café, simplement. Ils s’y retrouvaient à six ou huit, toujours les mêmes, non pas des noceurs, mais des hommes honorables, des commerçants, des jeunes gens de la ville ; et l’on prenait sa chartreuse (…)