De mes nouvelles ...
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Recueil de nouvelles dont la première SPACE FOR HOPE a remporté un prix lors d’un concours ayant trait à la non violence. Certaines autres sont autobiographiques.
Comme chaque jeudi qu’Allah fait depuis bientôt deux ans maintenant, il est arrivé en milieu de matinée toujours un peu essoufflé. Non pas qu’il était en retard, non, mais à l’image de tous les habitants du quartier, Anas a parfaitement intégré le risque que l’on prend à se déplacer là-haut sans courir. "Dehors, le mouvement c’est la vie", dit-il d’ailleurs souvent en souriant. Ainsi qu’à son habitude, il s’est arrêté au bas de l’escalier et, d’un revers de main, il a balayé un peu partout sur son corps cette fine poussière du dehors qui colle inlassablement aux vêtements. Il a ensuite claqué ses mains l’une sur l’autre pour évacuer un dernier petit nuage et annoncé par là-même et bien involontairement son arrivée. Sa façon à lui de frapper les trois coups avant son entrée en scène. Une fois-là, il a salué tout le monde autour de lui avec un petit mot gentil et un sourire pour chacun. Il n’a pas été surpris de ne pas voir Tamim assis par terre dans le cercle des enfants car il savait que celui-ci allait bientôt surgir devant lui pour le surprendre comme à chacune de ses visites. Et puis, il a vu que Layal, sa grande sœur, n’était pas là non plus et il a alors compris dans le regard triste de Samir, l’animateur de l’orphelinat, que l’un et l’autre ne viendraient pas aujourd’hui et peut-être même qu’ils ne viendraient plus. Il lui a fallu quelques secondes pour chasser de son esprit une image meurtrie des deux enfants absents et reprendre conscience qu’il était précisément là en plein dans l’espace qu’il s’était fixé. Celui de l’espoir pour ceux qui restent. Après une esquisse de sourire encore troublé à l’adresse de Samir, il a plongé sa main au fond de sa vieille besace et en a retiré une bougie à la lueur de laquelle il s’est apprêté dans une petite pièce à côté.
Originaire du Cameroun, Gisèle Piebop tient fermement d’une main la craie, tandis que l’autre s’arme d’une plume pour donner un visage au mal-être généralisé qui empêche les peuples de se mouvoir et de se développer.
Mais Papy, tu as dit quand il n’y aura plus d’abeilles et de pollinisateurs, l’humanité s’éteindra, Papy ça fait peur ce que tu dis ! ... On ne peut pas l’éviter ?
Je sortais du bloc opératoire, démoralisée. Ce jour-là, trois décès, ablation d’un rein, rate et vésicule.
28 novembre 2020, par Mariba
Certaines nouvelles touchantes, d autres drôles... Une écriture fluide. J’apprécie beaucoup cet auteur, j’ai particulièrement aimé son roman Gabrielle.
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