Contre l’Artificiel, c’est être contre les hommes
usant du progrès dans le but de nous asservir.
Alors, luttons, quel qu’en soit le coût
même si c’est au prix de la solitude.
À présent, que nous reste-t-il ? Il nous reste les mots.
Ils ont le pouvoir des branches du peuplier,
seul résistant face à la tempête.
Rassemblons-nous et prenons le temps de créer notre liberté.
"Depuis toujours, nous avons vogué contre les courants,
contre les marées, contre les vagues de toutes sortes et de tout horizons.
Certains l’appelleront communément, le bien contre le mal,
mais cela va au-delà d’une simple plaie que l’on peut éradiquer
avant que celle-ci ne précipite notre extinction.
C’est une lutte éternelle, un combat qui semble trop long pour qui que ce soit
car nul n’en verrait la fin.
Mais, nous lutterons sur l’océan, sur les mers et sur la terre,
nous lutterons car nous sommes les Bateaux."
Alors, à présent, que nous reste-t-il ?
Il nous reste les mots.
Ils ont le pouvoir des branches du peuplier résistant face à la tempête.
Celui de la verveine offerte par nos parents
afin d’essuyer nos chagrins d’enfance.
La seule liberté qui ne pourra nous être enlevée est celle que nous aurons atteinte
par la poésie des mots.
Restons maîtres et maîtresses de notre plume, taillons-la en infiltrant les bibliothèques,
les librairies jusqu’aux greniers de nos aïeuls.
En se rassemblant et en prenant le temps d’y créer notre liberté.