Au-delà de la route
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Il a un rapport singulier avec les rues de Toulouse lors de ses périodes noires ou de ses envies festives. Ce soir, il est mélancolique. Le long des façades de briques et de colombages de la rue de Vélane, il démarre sa flânerie qui l’emmène place Saint-Étienne. Sur le banc d’en face, une fille est assise. Splendeur apparente ou illusion, elle l’entraîne rapidement dans un road-movie outre-Atlantique ; New York, San Francisco. Un voyage où se succèdent des rencontres plus étonnantes les unes que les autres entre secrets, délires et doutes.
Derrière lui, une Mercury Comet cabriolet rouge de 1964. Elle est penchée sur le rebord de la route, accrochée au fossé. Il lui manque un phare et la calandre est grossièrement maintenue par un vieux bout de corde. La poussière est sa deuxième enveloppe. La capote est abaissée, on peine à distinguer les sièges souillés sous les reflets du pare-brise.
Devant lui, une ligne de bitume déstructurée en vagues distordues par une nature accidentée. C’est un paysage Californien. La terre est rouge, entrecoupée de roches aux teintes ocre blanchies par la puissance du dieu soleil. Les occotillos et les touffes raides de graminées demeurent la végétation principale du paysage où seuls yuccas et cactus gigantesques, aux formes improbables, parviennent à s’intégrer. Les halos de particules, que forment les rafales brûlantes du vent, poussent au jeu les boules d’herbes rondes qui traversent la route pouvant se faire happer par une automobile ou un truck, parfaitement absents à plus de dix miles à la ronde. La constance du chant du vent qui siffle entre les monticules de granit, s’apparentant à d’immenses tumulus empourprés, lui est devenue, à présent oppressante. Au fond, les grosses masses noires que forment les nuages gavés d’eau, profondément implorées par la nature à déverser leur déluge sur un sol momifié, semblent rebrousser chemin, effrayées par l’étendue du travail à produire. Le regard fixé sur la ligne d’horizon, il ferait n’importe quoi pour ne plus être ici.
Originaire du Cameroun, Gisèle Piebop tient fermement d’une main la craie, tandis que l’autre s’arme d’une plume pour donner un visage au mal-être généralisé qui empêche les peuples de se mouvoir et de se développer.
Cette oeuvre est mon analyse personnelle sur plusieurs vérités qui me venus à l’esprit telles que la patience, le suicide, le miracle, etc. Ce livre comporte 17 chapitres adaptées chacune à une théorie propre pour tenter de mieux expliquer ma pensée. Ce (…)
Cette lettre écrite à l’humanité entière, comme un message d’alerte concernant le réchauffement climatique actuel et ses conséquences gravissimes sur la Terre et ses espèces humaines, animales et végétales à long terme.