À travers un collage de divers textes (prose, poèmes haïkus, récits de rêve et autres), le journal / chant intérieur d’un homme venu se perdre sur un bout de montagne…
Il marche.
Il est tout embaumé de joie.
Il a des chansons qui sont là, entassées dans sa gorge à presser ses dents. Et il serre les lèvres. C’est une joie dont il veut mâcher toute l’odeur et saliver longtemps le jus comme un mouton qui mange la saladelle du soir sur les collines. Il va comme ça, jusqu’au moment où le beau silence s’est épaissi en lui, et autour de lui comme un pré…
Jean Giono, Regain.