Thème : Littérature

La quatrième de couverture

Pour les nouvelles générations, le vin ne serait-il pas devenu un véritable produit de marketing ? À l’instar des jus de fruits, des bières ou des eaux minérales… Pourrions-nous en douter ?

L’effet de mode toucherait-il aussi la plus ancienne boisson « Naturelle », après l’eau, la sève et les jus de fruits ?

Il est de plus en plus évident que le vin n’est plus vraiment un repère culturel pour les jeunes populations, même dans les pays traditionnellement producteurs… Le vin n’est-il pas devenu seulement une valeur spéculative pour les grands crus et une valeur économique plus ou moins valorisante pour les pays producteurs selon l’importance de leur surface exploitée et leur renommée ?

Le signe n’est-il pas, que certains secteurs de la distribution se satisfont de marges très faibles, ou presque inexistantes, sur des vins aux qualités moyennes ou basses et sur des quantités représentant plus de 70 % des volumes produits… Les exploitants, du négoce et de la propriété, ont-ils besoin d’entretenir des volumes de trésoreries importants pour pouvoir fonctionner « normalement » ? Cette démarche s’inscrit dans un système pervers où les meilleurs vins sont sélectionnés sur de faibles volumes « niches », mais vendus à des prix, très, peut-être même, trop, élevés… Encore une fois, on favorise le volume à la qualité… Mais ! Se met-on à la portée de la bourse de la jeunesse ? Ne se détourne-t-elle pas de ces vins « riches » et incompréhensibles… pour d’autres boissons plus abordables et plus simples de choix ?

La première page

Le vingtième siècle connut la gloire du vin... Les millésimes les plus fameux l’ont marqué. Les professionnels, les dégustateurs, les amateurs furent élevés dans le culte de ce breuvage et le respect de ceux qui en étaient les "inventeurs" dans le sens large du terme. Les nouvelles générations n’ont pas bénéficié, hélas, de cette ambiance. Lentement le vin est devenu un produit de "marketing" et de spéculation... Alors, le producteur éleveur a perdu ses lettres de noblesse, il n’est plus que le pourvoyeur, souvent anonyme, d’un produit sans personnalité dominé par ses pères mémorables qui conservent, heureusement eux, leurs anciennes et vénérables lettres de noblesse. L’économie a encore gagné la bataille de la quantité sur la qualité. Ceci est évidemment exagéré, car bien des viticulteurs gardent la tête haute dans cette guerre, mais ils ne sont pas au bout de leur peine. Leurs armes sont trop peu stratégiques face à des consommateurs mal informés…

Biographie de TERRAS JEAN-LOUIS

Le Chameau errant a obtenu le deuxième prix ex aequo du concours de la meilleur nouvelle par "Le Chat Pitre" à Roquefeuil dans l’Hérault. J’ai 74 ans, je lis beaucoup et cela depuis que je sais le faire. Ma seconde passion est l’écriture... Partout, tout le temps... une phrase, une idée, pour...

Lire son interview — TERRAS JEAN-LOUIS

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