La Barre-y-va
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Après une soirée au théâtre, Raoul d’Avenac rentra chez lui, s’arrêta un instant devant la glace de son vestibule, et contempla, non sans quelque plaisir, sa taille bien prise dans un habit du bon faiseur, l’élégance de sa silhouette, la carrure de ses épaules, la puissance de son thorax qui bombait sous le plastron.
Le vestibule, par ses dimensions restreintes et son aménagement, annonçait une de ces garçonnières confortables, meublées avec luxe, où ne peut demeurer qu’un homme de goût, ayant l’habitude et les moyens de satisfaire ses fantaisies les plus coûteuses. Raoul se réjouissait comme tous les soirs, de fumer une cigarette dans son cabinet de travail et de se laisser choir au creux d’un vaste fauteuil de cuir pour y goûter un de ces repos qu’il appelait l’apéritif du sommeil. Son cerveau s’y délivrait alors de toute pensée gênante et s’assoupissait au gré d’une vague rêverie où glissaient les souvenirs de la journée défunte et les projets confus du lendemain.
Sur le point d’ouvrir, il hésita. Seulement alors, et tout à coup, il se rendit compte que ce n’était pas lui qui venait d’allumer le vestibule, mais que, à son arrivée, les trois ampoules du lustre répandaient déjà leur triple lumière.
en cours de rédaction
Ce petit être est joyeux. Il ne mange pas tous les jours et il va au spectacle, si bon lui semble, tous les soirs. Il n’a pas de chemise sur le corps, pas de souliers aux pieds, pas de toit sur la tête ; il est comme les mouches du ciel qui n’ont rien de (…)
Les grosses plaisanteries de Brichot, au début de son amitié avec le baron, avaient fait place chez lui, dès qu’il s’était agi non plus de débiter des lieux communs,
Belle Hippolyte, l’heure de notre hymen s’avance à grands pas : quatre jours fortunés amèneront une lune nouvelle ; mais que l’ancienne me semble lente à décroître ! Elle retarde l’objet de mes désirs, comme une marâtre, ou une douairière, qui puise (…)