Avertissement : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs
Historiettes, contes et fabliaux
Tout le monde a connu au commencement de ce siècle Mme la présidente de C…, l’une des femmes les plus aimables et la plus jolie de Dijon, et tout le monde l’a vue caresser et tenir publiquement sur son lit le serpent blanc qui va faire le sujet de cette anecdote.
– Cet animal est le meilleur ami que j’aie au monde, disait-elle un jour, à une dame étrangère qui venait la voir, et qui paraissait curieuse d’apprendre les motifs des soins que cette jolie présidente avait pour son serpent ; j’ai aimé passionnément autrefois, continua-t-elle, madame, un jeune homme charmant, obligé de s’éloigner de moi pour aller cueillir des lauriers ; indépendamment de notre commerce réglé, il avait exigé qu’à son exemple, à de certaines heures convenues, nous nous retirerions chacun de notre côté dans des endroits solitaires pour ne nous occuper absolument que de notre tendresse.
Écrivain français (Paris 1740-Charenton-Saint-Maurice, aujourd’hui Saint-Maurice, 1814).
Contestée, vilipendée, sujette à procès, l’œuvre du marquis de Sade fut longtemps considérée uniquement sous l’angle du sadisme. Plus fondamentalement, elle forme le double névrotique et subversif des...
Le triomphe de la philosophie serait de jeter du jour sur l’obscurité des voies dont la providence se sert pour parvenir aux fins qu’elle se propose sur l’homme
Le triomphe de la philosophie serait de jeter du jour sur l’obscurité des voies dont la providence se sert pour parvenir aux fins qu’elle se propose sur l’homme,
Zima, profitez du moment. L’aga Narkis entretient votre mère, et votre gouvernante guette sur un balcon le retour de votre père : prenez, lisez, ne craignez rien. Mais quand on surprendrait les Bijoux indiscrets derrière votre toilette, pensez−vous qu’on (…)
Au retour, dans l’encombrement des voitures qui rentraient par le bord du lac, la calèche dut marcher au pas. Un moment, l’embarras devint tel, qu’il lui fallut même s’arrêter. Le soleil se couchait dans un ciel d’octobre...
Après une soirée au théâtre, Raoul d’Avenac rentra chez lui, s’arrêta un instant devant la glace de son vestibule, et contempla, non sans quelque plaisir, sa taille bien prise dans un habit du bon faiseur, l’élégance de sa silhouette, la carrure de ses (…)