Avertissement : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs
Historiettes, contes et fabliaux
Tout le monde a connu au commencement de ce siècle Mme la présidente de C…, l’une des femmes les plus aimables et la plus jolie de Dijon, et tout le monde l’a vue caresser et tenir publiquement sur son lit le serpent blanc qui va faire le sujet de cette anecdote.
– Cet animal est le meilleur ami que j’aie au monde, disait-elle un jour, à une dame étrangère qui venait la voir, et qui paraissait curieuse d’apprendre les motifs des soins que cette jolie présidente avait pour son serpent ; j’ai aimé passionnément autrefois, continua-t-elle, madame, un jeune homme charmant, obligé de s’éloigner de moi pour aller cueillir des lauriers ; indépendamment de notre commerce réglé, il avait exigé qu’à son exemple, à de certaines heures convenues, nous nous retirerions chacun de notre côté dans des endroits solitaires pour ne nous occuper absolument que de notre tendresse.
Écrivain français (Paris 1740-Charenton-Saint-Maurice, aujourd’hui Saint-Maurice, 1814).
Contestée, vilipendée, sujette à procès, l’œuvre du marquis de Sade fut longtemps considérée uniquement sous l’angle du sadisme. Plus fondamentalement, elle forme le double névrotique et subversif des...
Le triomphe de la philosophie serait de jeter du jour sur l’obscurité des voies dont la providence se sert pour parvenir aux fins qu’elle se propose sur l’homme
Le triomphe de la philosophie serait de jeter du jour sur l’obscurité des voies dont la providence se sert pour parvenir aux fins qu’elle se propose sur l’homme,
C’ÉTAIT une rue où presque personne ne passait, une rue de maisons seules dans une ville de l’Ouest. Des herbes poussaient sur la terre battue des trottoirs et sur la chaussée, des graminées, du plantain. Devant le numéro 11 et le numé- ro 20 s’étalaient (…)
Arthur ouvrit la porte avec son passe-partout et entra, suivi d’un jeune homme qui se découvrit d’un geste gauche. Il portait de grossiers vêtements de marin qui détonnaient singulièrement dans ce hall grandiose.
Pendant le rude hiver de 1860, l’Oise gela, de grandes neiges couvrirent les plaines de la basse Picardie ; et il en vint surtout une bourrasque du nord-est, qui ensevelit presque Beaumont, le jour de la Noël. La neige, s’étant mise à tomber dès le matin, (…)