Arème
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Cette nouvelle raconte comment une ville fait le pari du tourisme blanc sur un site où les intérêts personnels et l’histoire se sont donnés rendez-vous.
Il y a un temps déjà, le sol a tremblé, des voix puissantes se sont élevées et l’air transportait tant d’odeurs si alléchantes, qu’elle a fui, incapable de s’en faire une idée. À présent, le calme est revenu et elle doit se mettre en chasse.
Le soleil n’est pas encore levé mais un peu de ciel bleu éclaire la nuit, les étoiles sont pointues comme des aiguilles de lumière froide. Sur la montagne, il n’y a que le silence de la roche nue, le silence de l’aube. L’air est frais, clair, transparent jusque dans les frondaisons des sapins. Des chênes verts ombrent le buis et les pins d’Alep dont les cônes écaillés par les écureuils jonchent le sol. Tout semble immobile. Alors que le matin commence à se réchauffer, un couple de grands corbeaux se détache sur l’horizon puis se lance dans une suite d’acrobaties nuptiales. Ce faisant, ils rompent enfin le calme ambiant de leurs croassements graves qui résonnent entre les arêtes rocheuses. Là-bas, des filets de brume s’évaporent doucement des vallées. Le bois s’éveille et jaillit des chênes Kermès, éclairs de plumes roses et bleues, des geais aux voix éraillées. Plus loin, le rocher s’efface dans la végétation, annonçant l’avènement du végétal après la majesté du minéral.
La scène se passe dans le parc du Prieuré. La Prêtresse se repose sous son arbre habituel, (Grande jeune femme drapée de blanc, ses grands cheveux tenus au front par un serre-tête bleu azur). La prêtresse est plongée dans ses habituelles méditations, (…)
Ce mercredi, jour de marché, les rues du village étaient encore vides à cette heure matinale. Comme à l’accoutumé, madame Michaud, en robe de chambre, se rendit à sa boîte aux lettres. Elle tourna la clef dans la serrure et laissa échapper un léger soupir (…)
Il se réveille en sueur dans la pénombre de sa chambre, les yeux grands ouverts, le souffle haletant, choqué par son cauchemar. Il cherche nerveusement à tâtons l’interrupteur de sa lampe de chevet qu’il ne trouve pas tant l’obscurité est dense. Voulant (…)