Arème
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Cette nouvelle raconte comment une ville fait le pari du tourisme blanc sur un site où les intérêts personnels et l’histoire se sont donnés rendez-vous.
Il y a un temps déjà, le sol a tremblé, des voix puissantes se sont élevées et l’air transportait tant d’odeurs si alléchantes, qu’elle a fui, incapable de s’en faire une idée. À présent, le calme est revenu et elle doit se mettre en chasse.
Le soleil n’est pas encore levé mais un peu de ciel bleu éclaire la nuit, les étoiles sont pointues comme des aiguilles de lumière froide. Sur la montagne, il n’y a que le silence de la roche nue, le silence de l’aube. L’air est frais, clair, transparent jusque dans les frondaisons des sapins. Des chênes verts ombrent le buis et les pins d’Alep dont les cônes écaillés par les écureuils jonchent le sol. Tout semble immobile. Alors que le matin commence à se réchauffer, un couple de grands corbeaux se détache sur l’horizon puis se lance dans une suite d’acrobaties nuptiales. Ce faisant, ils rompent enfin le calme ambiant de leurs croassements graves qui résonnent entre les arêtes rocheuses. Là-bas, des filets de brume s’évaporent doucement des vallées. Le bois s’éveille et jaillit des chênes Kermès, éclairs de plumes roses et bleues, des geais aux voix éraillées. Plus loin, le rocher s’efface dans la végétation, annonçant l’avènement du végétal après la majesté du minéral.
A l’heure du journal télévisé de fin de soirée, dans une grande gare souterraine de l’Ile de France, la population stressée et harassée du soir s’empressait de regagner ses pénates. Quelques traînards désoeuvrés et patibulaires rôdaient, dans le hall (…)
Chloé marchait dans la rue. C’était un soir d’été, il faisait chaud, et il était aux alentours de dix heures. C’était une fille de seize ans, aux cheveux noirs et aux yeux bleus. Elle avançait lentement, tenant quelque chose dans sa main droite : un énorme (…)
Chaque jour je me repais... Je me repais de son odeur qui évoque un mélange subtil de fragrances printanières... Je me repais des caresses de sa peau, douce et chaude comme un soleil d’été... Je me repais du cristal de sa voix, pure et rafraîchissante (…)