Arème
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Cette nouvelle raconte comment une ville fait le pari du tourisme blanc sur un site où les intérêts personnels et l’histoire se sont donnés rendez-vous.
Il y a un temps déjà, le sol a tremblé, des voix puissantes se sont élevées et l’air transportait tant d’odeurs si alléchantes, qu’elle a fui, incapable de s’en faire une idée. À présent, le calme est revenu et elle doit se mettre en chasse.
Le soleil n’est pas encore levé mais un peu de ciel bleu éclaire la nuit, les étoiles sont pointues comme des aiguilles de lumière froide. Sur la montagne, il n’y a que le silence de la roche nue, le silence de l’aube. L’air est frais, clair, transparent jusque dans les frondaisons des sapins. Des chênes verts ombrent le buis et les pins d’Alep dont les cônes écaillés par les écureuils jonchent le sol. Tout semble immobile. Alors que le matin commence à se réchauffer, un couple de grands corbeaux se détache sur l’horizon puis se lance dans une suite d’acrobaties nuptiales. Ce faisant, ils rompent enfin le calme ambiant de leurs croassements graves qui résonnent entre les arêtes rocheuses. Là-bas, des filets de brume s’évaporent doucement des vallées. Le bois s’éveille et jaillit des chênes Kermès, éclairs de plumes roses et bleues, des geais aux voix éraillées. Plus loin, le rocher s’efface dans la végétation, annonçant l’avènement du végétal après la majesté du minéral.
"L’infernale fratrie" est une courte nouvelle fantastique. Trois frères assistent à l’ouverture du testament de leur père, espérant toucher le gros lot. Mais le défunt leur a réservé une surprise diabolique...
Il y a de cela presque vingt ans, j’ai commis un double meurtre. Je n’ai jamais été suspecté, jamais condamné. La police de l’époque en avait conclu à une fugue ou un crime de rôdeur. En fait, ils piétinaient totalement. Ces deux jeunes gens, je les ai (…)
Mon premier véritable souvenir d’homme, c’est une veillée autour d’un feu de camp, un de ces soirs d’été où la lune luit d’un éclat fantomatique. Je revois ma mère absorbée par son ouvrage de couture, mais dont le sourire satisfait trahit qu’elle ne perd (…)