En parlant de QUELQUES JOURS DANS LA VIE DE JULIE

par Amalia Aguirre

Eh bien, dites donc, avec vous, mon cher Ferdinand, ma modestie naturelle, celle qui a fait toute ma réputation auprès des pompes funèbres de Montbéliard et des éboueurs de Pontoise, en prend un rude coup ! Suis-je jolie ? Ma foi, j’imagine qu’il y a pire, mais j’ai des seins tout petits, compensés heureusement par un cul moulé dans une chair de rêve (si, si) : ça fait une moyenne. Suis-je fantaisiste avec mon interview ? De fait, lorsque je l’ai rédigé, j’étais complètement torchée, plus saoûle que la Pologne tout entière. Les échanges avec mes lectrices ? Est-ce ma faute si j’ai affaire à des luronnes obnubilées par leur fente et leur cul ? Quant à mon livre, je n’ose le relire, de peur de me sentir poussée à m’immoler par le feu. Alors, vous voyez bien que vous exagérez. Je ne vous en veux pourtant pas, notez-le, parce que j’ai appris, il y a longtemps, au catéchisme, que ce n’est pas très chrétien de garder rancune à un malheureux. Bien à vous, donc, Ferdinand, et gardez-la en bonne érectile santé.

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