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Ceci est basé sur une histoire vraie. C’est l’histoire d’une fille qui a subi de la maltraitance dans l’enfance, la pire forme de harcèlement dans le milieu du travail et qui n’a pas eu de chance en amour non plus. Malgré tout, elle a fait de son mieux pour continuer de vivre. Elle donne quelques conseils aux victimes potentielles de toutes sortes d’abus et aux instances qui pourraient rendre justice.
Je m’appelle Fina. Je suis née en Ouganda, d’une famille de réfugiés Rwandais. Je suis l’ainée d’une famille de dix enfants dont l’un est mort quand il était encore bébé, à la suite d’une maladie. On vivait dans la même localité avec mes grands-parents paternels, oncles, tantes et autres membres de la famille élargie.
En 1989, une tante qui vivait au Burundi est venue nous rendre visite. Elle a voulu partir avec une cousine qui était orpheline de père pour la scolariser (histoire d’aider la famille), mais sa mère a refusé. Elle finit par partir avec moi.
Mon père était content car la tante vivait en ville, et avait une vie plus ou moins aisée. Il espérait pour moi une vie meilleure.
Quand je suis arrivé au Burundi, la plupart des enfants de ma tante ne vivait plus à la maison. L’ainé avait loué une maison, et était entré de déménager. Le second travaillait en province comme professeur à l’école secondaire, et ne rentrait qu’en vacances. Le troisième qui était une fille, était déjà marié. Le quatrième qui, je crois, avait un boulot et étudiait en même temps, je le voyais rarement. Le cadet qui était étudiant à l’université, lui aussi ne rentrait qu’en vacances.
Il y avait aussi une fille adoptive, Lucie, qui étudiait je crois en troisième ou quatrième année secondaire. J’étais très contente d’avoir une grande sœur.
Je fus inscrit à l’école primaire. Même si en Ouganda j’étais en deuxième année, je repris depuis la première année, car je venais de changer non seulement le système d’éducation mais aussi la langue. En Ouganda on utilisait l’Ougandais et l’Anglais comme principales langues d’éducation, alors qu’au Burundi, on utilisait le Kirundi et le Français. La famille de ma tante était contente de moi, car j’avais de bonnes notes en classe. Si je n’étais pas la première, je venais parmi les premiers. Les trois premières années, je fus traitée comme tout enfant. Je ne faisais qu’aller à l’école, faire des petits travaux à la maison et jouer.
Dieu et l’univers sont au même endroit, mais Dieu est silence et retrait. Deux états pénalisant fortement une planète isolée obligée de se fabriquer par elle même ses propres vérités.
Celui que nous prions parfois, pensant qu’il pourrait être Dieu, n’en est que le souvenir. Nous ne sommes que des naufragés de Dieu, agrippés au frêle radeau de notre conscience. Nous avons semble-t-il à jamais perdu la mémoire. Il nous manque (…)
Nous sommes tous scandalisés face à des actes d’oppression, de maltraitance envers les êtres humains et davantage sensibilisés quand cela concerne des enfants. La souffrance des enfants talibés principalement en Afrique de l’Ouest, ne peut laisser (…)